Je love les flowers !

Le titre en outrageux franglais est un petit clin d’œil à une marque de parfums naturels, pour ceux qui connaissent…
Vous ne trouvez pas ? Cherchez « I love les carottes »…

Un petit montage parodique personnel

En tous cas oui, j’aime les fleurs, y compris celles que l’on me lance parfois et qui me permettent d’écrire ceci.

Puisque certains ont douté de ma légitimité à écrire ce que j’écris et puisque beaucoup semblent douter que l’on puisse réellement faire de beaux parfums modernes ET naturels, voici deux sympathiques critiques par des personnes qui ont comparé mes compositions …à des parfums synthétiques. (Riez braves gens mais finalement je trouve que c’était de beaux compliments !)

J’ai longuement hésité à publier ceci en pensant que ça ferait auto-suffisant voire mégalo mais finalement je me lance, tant pis.

Publier les fleurs qui m’ont été jetées j’avoue que ça me fait quand même plaisir mais ce n’est pas la vraie raison de ce billet. En fait je vous rassure ce ne sont pas les deux seuls commentaires positifs que l’on m’ait fait, surtout depuis tout ce temps car ces commentaires sont anciens …et on me fait parfois des commentaires moins positifs je l’avoue (mais c’est bien, c’est un bon remède contre la grosse tête). 🙂

Si j’ai choisi ces deux là, c’est parce qu’ils sont positifs certes, un peu aussi parce que j’apprécie leurs auteurs mais surtout parce qu’ils me semblent être des pièces à conviction contredisant le dogme de la parfumerie chimique.

Ces deux personnes qui m’ont fait l’honneur de jauger mes échantillons et de m’en faire un commentaire sont un nez (amateur et travaillant avec de la synthèse en abondance mais doué et sympathique) connu sous le pseudo de « Le Gnou » sur Coumarine & Petitgrain (en cette fin juin 2012 le blog est en suspens, 9 mois, soit c’est une grossesse, soit… J’espère que ce n’est pas un coup des extra-terrestres quand même ! Ou alors il a retouré sa veste et prépare une gamme de parfums naturels !?) et une perfumista (à belle plume et tout aussi sympathique que le précédent) connue sous le pseudo de « Jeeks » sur Blue Gardenia

Le premier parlait d’une de mes toutes première compositions florales. Voici son commentaire :

Le 09/10/2010 10:53, Le Gnou a écrit :

J’ai en effet reniflé votre composition n°1 et c’est … très bon.
J’y ai senti une fragrance florale, fraîche et délicate, un peu verte qui prend aussi des nuances de fleur exotique. Cela m’évoque un gardénia (tel qu’il est interprété par la parfumerie) léger. La fragrance donne  un effet propre et équilibré, avec un délicat rendu savonneux (ce n’est pas un point négatif). Je ne sais pas  mon ressenti correspond à vos intentions, vous me le direz ! Bref c’est très réussi, je suis assez impressionné, surtout pour du naturel (je dois avoir des préjugés 😉 ).
En tout cas, si l’envie me prend de revenir au 100% naturel, je saurai où trouver des conseils !

La seconde parlait d’une lavande orientale :

Le 25/01/2011 21:52, Jeeks a écrit :

La Lavande: On est pas très loin de Pour un Homme de Caron ! Une lavande douce, moelleuse, un peu vanillée ou alors est-ce peut-être une note « crayon taillé » (santal?) . Hélas… son évolution marque en filigrane une pointe de note acidulée (PH de ma peau?). Mais on s’approche vraiment d’une jolie composition synthétique ! Bravo!

Puis elle écrivait au sujet d’une composition plus inclassable, tirant vers une sorte de fougère hespéridée :

Le 27/01/2011 14:45, Jeeks a écrit :

Je viens ce matin de tester votre fleur d’oranger? Me trompe-je ( si oui alors vous jubilerez, tant mieux!) ? Pour moi il s’agit d’une fleur d’oranger,  peut-être d’un néroli adouci et sucré par une larmichette de vanille ou de benjoin(?) , une pointe d’agrumes aussi ou de yuzu.?… Le tout est assez cohérent, doux, très doux, reposant et très édulcoré, un peu sirupeux. Il me rappelle un sirop pour enfant en fait, mais lequel…?
J’aime assez…Et pour moi nous sommes là dans le registre de « l’abstrait » , je m’entends, au lieu de peindre une nature morte (ou vive!) vous avez jeté des couleurs sur la toile dans une composition assez floue mais suffisamment agréable pour être respirée avec bonheur!

Au départ je n’ai pas beaucoup aimé qu’on compare ces deux parfums à du synthétique alors qu’il n’en contiennent absolument pas et que pour ma part, étant souvent dérangé par des notes dues au synthétiques ou à l’artificiel je ne retrouvais évidement rien de tel dans ces deux parfums.

Avec le recul, je m’aperçois combien ces comparaisons étaient flatteuses puisque tous les acteurs du monde de la parfumerie professionnelle ne cessent de répéter qu’en dehors de la synthèse et de l’artificiel, il n’existe pas de vrais parfums, pas de grands parfums, pas de parfums sophistiqués etc…   Si des parfums naturels peuvent rappeler ceux de synthèse alors c’est la porte ouverte à la grandeur et à la sophistication  !

Ces commentaires je ne les poste donc pas ici pour me vanter mais comme de petits cailloux dans les chaussures de ceux qui répètent ces petites méchancetés et gros mensonges si souvent entendues ou lues pour dénigrer la parfumerie naturelle.

« On » dit aussi qu’il est impossible de sortir du domaine du figuratif avec du naturel, c’est là que le dernier commentaire intervient puisqu’il semble indiquer le contraire.

Et puis, pour ajouter un élément de réflexion troublant pour les sceptiques de la parfumerie naturelle, il y a aussi les critiques de Lucas Turin dans son célèbre guide.
A certains parfums d’AbdesSalaam Attar de profumo.it (qui se nomme aussi à l’origine Dominique Dubrana) il avait tout de même attribué 4 étoiles sur 5 si ma mémoire est bonne (sinon que l’on me détrompe, je n’ai pas le guide à portée demain).
Or AbdesSalaam je le connais, nous sommes en contact de temps à autres et j’ai senti un certain nombre de ces parfums.
Je n’ai pas de doutes sur leur côté 100% naturel et même sans fractions et autres « cœurs de distillation » (un terme idiot et impropre d’ailleurs) !

Par ailleurs, je ne pense pas que M Turin ait abusé de substances illicites juste avant d’écrire ces critiques donc… la parfumerie naturelle peut aussi être bonne et grande, n’en déplaise à ceux qui ne jurent que par les charmes du synthétique ! 🙂

Vous l’avez compris si vous ne le saviez pas déjà, I love vraiment le naturel !!! 😀

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22 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Irène
    Juil 10, 2012 @ 15:47:03

    Quand j’ai lu « Mais on s’approche vraiment d’une jolie composition synthétique ! », j’ai éclaté de rire ! Que votre fidèle et sympathique lectrice ne se vexe surtout pas mais c’est tellement incongru … pour moi.
    Je ne fais que des parfums naturels, vous le savez. Je ne prétends pas élaborer des merveilles mais en tout cas des parfums qui plaisent à mon homme, à mes amies(amis), qui ne font éternuer personne. Je connais un grand amateur de parfums qui paraissait très étonné , je dirais même sidéré, à l’olfaction d’un parfum que j’avais composé pour lui (Pardon, NezHerbes, je ne sais plus si j’ai la formule mais désormais je les conserve précieusement). Il sentait, revenait, me regardait. Tellement surpris. Et ensuite tellement charmé. Il retrouvait de « vraies » odeurs. C’était un parfum masculin, chaud, un peu rude style homme des sables, parfum du désert.
    Je sais que nous en convaincrons peu, seulement ceux qui auront senti nos parfums. Mais ceux là ne reviendront pas en arrière. Même les jeunes ados autour de moi, tellement difficiles à satisfaire sont apprivoisés, lentement mais sûrement.
    Je pense que, décidément, il y a deux métiers différents dans la parfumerie …
    Il y a également un paramètre important à considérer : celui de l’impact spirituel, émotionnel, des parfums naturels. Ainsi qu’un autre : l’impact écologique, celui des pollutions olfactives qui s’ajoutent les unes aux autres jusqu’à multiplier les allergiques.
    Enfin, j’espère revoir – ou plutôt – relire très bientôt Le Gnou.

    Réponse

    • NezHerbes
      Juil 10, 2012 @ 16:42:47

      J’espère bien moi aussi que vous ne vexerez pas Jeeks ! Mais ça m’étonnerait, il n’y a rien d’offensant pour elle dans votre surprise.

      Moi aussi au départ j’ai rit, un peu jaune même… mais il faut remettre les choses dans leur contexte, pour un(e) passionné(e) de parfum n’ayant senti que des parfums modernes (disons post-chimie) et qui sent un parfum 100% naturel pour première fois ou presque (les 100% naturels commercialisés que j’avais senti avant ceux de H. des prés et ceux de Profumo.it m’avaient tous paru assez lamentables) avoir la surprise de retrouver le même genre de plaisir qu’avec les compositions dont ils ont l’habitude, ça fait dire ce genre de choses visiblement, j’y ai eu droit de nombreuses fois, si vous saviez… Dernièrement on m’a encore dit que mes parfums n’avaient « rien à envier à ceux du commerce » 😀

      Puis il y a un petit moment déjà j’ai réalisé que les gens qui m’ont dit/écrit ça aimaient les parfums auxquels ils comparaient les miens… c’était donc un compliment !

      Je ne juge pas l’amour de certain(e)s pour des parfums non naturels, j’admets même qu’il y en a de très bons, la proportion est faible mais il y en a indéniablement, je défends juste le fait qu’il y ait aussi du bon en 100% naturel, et surtout, le droit au 100% naturel tant comme créateur que comme utilisateur, pour ceux qui comme nous le souhaitent !

      Réponse

    • NezHerbes
      Juil 14, 2012 @ 21:26:09

      En vous relisant ma chère Irène, je me dis que si vous aimez les parfums d’hommes du désert, décidément je ne touche pas de royalties pourtant ! mais vous aussi il faudrait que vous sentiez certains parfums de D.Dubrana, Sharif au moins et probablement son dernier que je n’ai pas encore senti, « Tawaf » qui doit plus ou moins être en route pour ma boite aux lettres si j’ai bien compris le dernier courriel de son auteur.
      Un parfum à priori plus pour l’homme du désert qui aime les fleurs mais à lire (http://profumo.it/tawaf_kit.asp) c’est une jolie idée pour vrais amateurs de parfums en tous cas.

      Moi je n’ai pas encore vraiment fait dans ce style là (encore que… j’ai bien une sorte de fougère au bois de Oud qui me rappelle un peu une oasis…).
      Mais j’ai depuis assez longtemps l’idée et l’envie d’un parfum dédié au lion et à sa savane brûlante et poussiéreuse… Je n’ai pas encore trouvé le temps de le commencer mais ça viendra sans doute.

      Réponse

  2. Irène
    Juil 10, 2012 @ 18:27:47

    C’est bien ce que je dis dans un commentaire par ailleurs : il faudra peut être considérer ces deux genres de parfums comme des produits totalement différents.

    Réponse

  3. NezHerbes
    Juil 10, 2012 @ 22:41:01

    Pour ma part je ne vois justement pas de raisons de faire une telle distinction.

    Pourquoi les pensez-vous si différents ? Sur quels plans ?
    Et quel serait selon vous l’intérêt de les considérer comme des choses totalement différentes ?

    Réponse

  4. Nicolaï Lo Russo
    Juil 11, 2012 @ 17:18:20

    Jolie clin d’oeil, votre montage.
    Je me demandais : pourquoi ne pas considérer aussi les isolats (issus de la nature), si votre éthique vous empêche de donner une place, même petite, à des molécules entièrement synthétiques – ce que je peux comprendre ? Ces isolats peuvent appuyer tel ou tel effet dans un parfum naturel, me semble-t-il.

    Réponse

    • NezHerbes
      Juil 14, 2012 @ 01:44:16

      Oh je ne suis pas réellement contre mais je n’y tiens pas trop non plus, déconstruire le naturel pour réassembler les molécules n’est pas forcément nécessaire. Ca casse un peu le charme des matières.

      Transposons ça à la nourriture ce sera plus parlant je pense.

      Imaginons une simple tranche de filet de bœuf argentin avec des frites fraîches, faites maison (Oui, assez classique mais dans une version de qualité…)

      Fractionnez ça, isolez les fibres de protéines de viande et le sang, isolez ensuite le cœur de vos frites et jetez les parties dorées… imaginons alors que vous puissiez transfomer ça en une sorte de morceau pyramidal de viande lisse (du plus bel effet) et une belle purée de frite (sans la partie frite…). Ce sera certainement très joli (et bon si c’est bien préparé) mais … ne pensez vous pas que ce soit dommage d’avoir ainsi déstructuré vos aliments de départ, n’y auront-ils pas perdu leur « âme » ?

      Réponse

  5. NLR
    Juil 14, 2012 @ 05:46:34

    Je vois ce que vous essayez de dire, mais je ne suis pas très convaincu par votre exemple du steak frites : un steak frites est DÉJÀ de la nature déconstruite. On a isolé le steak d’un bœuf, et on a modifié l’aspect d’une pomme de terre. Rendez-vous compte ! En plus vous soumettez vos frites à une ultime torture : vous leur ôtez leur croustillant. Donc vous n’optimisez rien. 
    En fait, cet exemple n’est pas si mal choisi : il montre, comme vous semblez aimer le steak frites, que vous êtes prêt à voir la nature modifiée pour votre plus grand plaisir. Faites la même démarche pour les parfums et vous y êtes !
    Il y a dans certaines huiles essentielles des fragments olfactifs qui ne sont pas forcément agréables, et possiblement allergènes. La technique nous permet aujourd’hui d’accéder à des matières naturelles optimisées pour la parfumerie (chez Robertet notamment). Pourquoi y renoncer ? C’est comme si pour faire une armoire en bois, vois ne vouliez pas débiter l’arbre, mais le prendre tel quel avec les branches et les feuilles. Pas facile 🙂

    Réponse

    • NezHerbes
      Juil 14, 2012 @ 20:52:57

      Premièrement, vous semblez oublier que j’ai dit ne pas être vraiment hostile aux isolats dans le principe, mon choix de les rejeter est autant artistique qu’idéologique. (De les rejeter pour le moment en tous cas… car l’éventualité d’y venir un jour existe même si la probabilité actuelle me paraît très faible.)

      Ensuite détrompez-vous j’ai peut être mal choisi mon exemple mais je ne mange à peu près jamais de steack-frites et à vrai dire je n’aime pas trop ça.

      Mais votre exemple est délibérément encore plus caricatural que le mien je crois, vous ne prenez pas vraiment pour un imbécile au moins ? Transposé au parfum ça reviendrait à utiliser la plante fraîche en l’état, à mettre les fragments dans une bouteille et agiter en espérant que ça se change en parfum… Je n’ai jamais prôné ça, les extraits CO2 sélectifs, les absolues et huiles essentielles sont l’essentiel de mes matières premières et je n’ai jamais mis de fragments végétaux bruts dans mes parfums. (Ca boucherait le vapo ! :D)

      Je peux le recycler et si vous le voulez vous me comprendrez peut-être mieux mais j’ai le sentiment que votre avis est déjà arrêté de toutes façons.
      On fait de très beaux panneaux de particules de bois, c’est pratique, c’est droit, rectangulaire et on y colle le décor souhaité. Pourquoi croyez-vous qu’on fasse encore des meubles en bois brut ? Trouvez-vous réellement plus de charme au mélaminé ?

      Prenons un autre exemple, les tableaux, certains travaillent l’encre de chine avec de petits pinceaux, d’autre l’épaisse peinture à l’huile au couteau. Dans les deux cas on peut faire de belles choses.

      Bon, concernant l’argument rebattu du synthétique ou du fractionné qui seraient moins dangereux que les huiles essentielles naturelles « vierges », ça me laisse rêveur, je penseais que vous éviteriez les préconçus de ce genre, ce n’est pas votre style en principe.

      D’un côté l’histoire des matières premières passées par la chimie est remplie de sensibilisants, d’allergènes, de mutagènes, de cancérigènes, de perturbateurs endocriniens (beaucoup ont été retirés des matières admises par l’IFRA, mais combien restent à découvrir ou à admettre au rand de dangereuses ?
      De l’autre j’exerce un métier dans lequel je vois quotidiennement des dizaines d’utilisateurs d’huiles essentielles à des fins thérapeuthiques (régulièrement utilisées à plus de 10%, parfois bien plus, donc disons en moyenne sensiblement la concentration des eux de toilettes et parfums) et je peux vous assurer que je n’ai vu que très peu de cas d’allergies, en fait, ils doivent pouvoir se compter sur les doigts d’une seule main en plus de dix ans.
      Les cancérigènes et mutagènes « connus » dans les huiles essentielles sont rarissimes et purement théorique (je mets quiconque au défit de me trouver un seul cas humain décrit dans la literrature scientifique !)
      Pour les perturbateurs endocriniens il n’y a pas beaucoup plus de dangers et il n’y a pas de à ma connaissance de phénomènes de bioaccumulation comme on en connait par exemple avec certains muscs synthétiques.

      Dois-je réellement en conclure qu’il vaut mieux préférer la sécurité apportée par la chimie à celle assurée par l’usage plurimillénaire des arômes de Dame Nature ?
      Il me semble plus raisonnable de conclure le contraire !

      Enfin je le répète je ne suis pas opposé à l’utilisation des fractions, je ne blâme pas Honoré des Prés pour ça.

      Simplement, au delà d’un choix qui je le répète est également devenu un choix artistique, je suis effectivement méfiant pour une dernière raison, c’est qu’il est encore plus aisé de falsifier une matière première naturelle par son « équivalent » synthétique. (Equivalent mais… aux résidus de catalyseurs et de réactifs près et parfois aussi au stéréoisomère près… quand les synthèses ne sont pas stéréospécifiques, et je dis ça car oui j’ai étudié la chimie durant mes études universitaires.)

      Mais comme rien ne vaut l’expérience personnelle je vous suggère de commander quelques parfums (ou simplement des échantillons) chez Profumo.it
      Dominique Dubrana n’utilise QUE des matières naturelles et non fractionnées et je crois qu’il propose à la vente des coffrets d’échantillons et il en offre souvent en plus si je me souviens bien de ce qu’il/on m’a dit.

      Sentez et reparlons-en ensuite si vous le voulez, vous me direz si les branches et les feuilles vous piquent réellement le nez.

      NDR : Chouette, j’ai enfin un contradicteur qui ose ! Merci NLR mais ne faites pas non plus une règle de la contradiction ça deviendrait monotone ! :p

      Réponse

  6. Abdessalaam
    Juil 14, 2012 @ 22:03:38

    les isolats naturels sont la nouvelle mine d’or de l’industrie parce qu’ils permettent de mettre des brevets aussi bien sur de nouvelles molecules que sur de nouveaux procédés de fabrication de molecules existentes.
    Les isolats naturels issus du fractionement des huiles essentielles ne sont plus qu’une petite partie des isolats naturels.
    La majeure partie est issue des bio technologies, c’est a dire avec l’utilisation de bactéries qui sont souvent génétiquement modifiés, dans un bouillon de matiere premiere non identifié (protégé par le secret de brevet). Ces micro organismes synthétisent des molécules qui existent dans la nature ou bien qui n’y existent pas.
    Figurez vous que les isolats issus des bio technologies sont considérés par l’industrie non seulement comme naturels mais aussi biologiques, et ils ont la certification ecocert.
    Quand vous demandez aux producteurs quelle est la matiere premiere de départ et si les micro organismes sont OGM, ils vous répondent tout simplement que ce sont des informations protégées par le secret de brevet.
    Abdessalaam Attar

    Réponse

    • NezHerbes
      Juil 14, 2012 @ 22:15:09

      Un grand merci pour votre visite et cette précieuse contribution Abdessalaam, j’avais oublié ces aspects importants du problème des isolats.

      Et pourtant j’ai en projet (depuis quelques temps déjà) un article sur les brevets car je suis tombé sur les brevets de Mane et un de leurs concurrents dont le nom ne me revient pas, pour des synthèses et l’utilisation d’isomères d’ambrettolide.

      Réponse

  7. Irène
    Juil 16, 2012 @ 11:56:15

    Je suis très heureuse de la visite d’Abdessalaam Attar auquel je puis ainsi formuler toute mon admiration …

    Cela me paraît évident, Nezherbes, que cela ne paraît plus être le même métier … Les buts ne sont pas les mêmes, les moyens ne sont pas les mêmes, la philosophie n’est pas la même. Et je pense que le nez n’est pas le même non plus. Je peux même comparer avec les cosmétiques naturels. J’ai une amie, docteur en pharmacie, délicieuse et talentueuse qui a revu toute sa façon de formuler quand elle a fabriqué des cosmétiques naturels. Je serai bien incapable de composer un parfum avec tous les ingrédients chimiques que je connais (plus ceux que je ne connais pas !).

    Réponse

    • NezHerbes
      Juil 16, 2012 @ 14:33:51

      Pour une fois je ne suis qu’à moitié d’accord avec vous Irène.

      Mais je ne parle que de parfums, pas des cosmétiques en général.
      Dans les deux cas on cherche à raconter par l’odeur une histoire. Certes les moyens ne sont pas les mêmes, les techniques diffèrent (un peu) et si on parle de buts et de philosophie évidemment ça diverge (encore que malgré la pression des employeurs je suis persuadé que certains nez au service de l’industrie mettent du cœur à ce qu’il font en visant le bonheur de l’utilisateur « ciblé » !)
      Regardez par exemple du côté du blog « Coumarine et petit grain », il utilise (copieusement) la synthèse et pourtant il parle le même langage que moi (ou presque).
      Je suis d’accord, c’est différent de travailler en synthèse et en naturel, oui l’artisan ou l’amateur passionné ont également des approches très différentes du nez industriel mais non je ne crois pas que ce soit deux univers dissociés !
      Comme quoi je ne dois pas être trop extrémiste en fait !(?) 😀

      Réponse

  8. Nicolaï Lo Russo
    Juil 16, 2012 @ 19:33:06

    Pour moi la synthèse ne concerne finalement QUE les molécules inventées – synthétisées – de toutes pièces par l’homme (hédione, ambroxan, paradisone, etc). Les isolats (comme l’alcool phényl éthilique, l’indol, le vétiverol, ce genre de substances) sont naturelles, car issues de la nature après extraction. Ces dernières peuvent parfaire une formule, apporter des accents et de la stabilité, là où les HE et autres absolues ne parviennent pas à le faire seules. Il faut juste y voir, je crois, plus de possibilités, une palette élargie. Personnellement, j’apprécie aussi les possibilités qu’offrent les molécules 100% synthétiques, qui augmentent encore le champ du possible et de l’abstraction. Si le but premier est la fragrance, sa nouveauté, cela me paraît défendable. Mais je n’ai rien contre les bouquets de fleurs, bien au contraire ! 🙂

    Réponse

    • NezHerbes
      Juil 16, 2012 @ 20:35:09

      Ce dont vous parlez s’appelle l’artificiel, on peut aussi synthétiser des choses existantes en effet, c’est un peu moins douteux sur le plan sanitaire dans ce cas, encore que ce soit plus compliqué qu’il n’y paraît (pour les raisons déjà évoqués dans mon commentaire du 14/07).
      Les isolats sont (plus ou moins) naturels par définition car isolés d’extraits d’organismes vivants ou morts, de leurs organes ou de leurs sécrétions (on parle aussi d’organes et de sécrétions pour les plantes, que personne ne se méprenne). Plus ou moins seulement car quand on utilise des bactéries modifiées par l’homme pour leur faire fabriquer des substances précises on parle de biosynthèse, c’est un détournement de la nature, on la force à synthétiser des choses qu’elle ne produits pas ou en tous cas pas en telles quantités. Certains l’acceptent parfaitement comme du naturel, vous Nicolaï par exemple, d’autres l’accèptent moins (Abdessalaam a déjà expliqué avant-hier l’opacité suspecte qui règne dans ce milieu et les problèmes liés aux brevets…). Pour ma part, je suis plutôt dans la seconde catégorie mais je ne me prononce pas vraiment catégoriquement car le problème est plus compliqué qu’il n’y paraît et ce serait à étudier au cas par cas, le secret (de polichinelle) est le problème majeur.

      Libre à vous de penser que ça peut parfaire les formules, c’est très subjectif mais vous avez le droit de voir ça comme ça.

      Que les matières artificielles puissent élargir la palette c’est certain mais documentez vous sur les effets biologiques des molécules aromatiques et vous serez probablement plus circonspects vis à vis des cadeaux odorants de dame chimie car il n’en existe pas qui n’aient d’effets sur le vivant !
      Les seules à l’être en principe sont les molécules de type « paraffines » sans affinités, sans effets, sans odeurs !

      Pour ma part je préfèrerait vivre sans parfums qu’avec des parfums suspects s’il n’y avait pas d’alternatives.
      Fort heureusement il y en a !

      Là d’ailleurs vous me décevez un peu car en fin de commentaire vous tombez dans le pré-pensé caricatural, celui que vous avez dû lire de Roudnitska ou d’un autre de ces braves parfumeurs du siècle passé qui n’avaient aucune conscience de ce qu’ils faisaient en utilisant les molécules toutes nouvelles toutes belles offertes par la chimie.
      On peut faire du nouveau avec du naturel, c’est on ne peut plus facile. pour preuve ce que je viens de recevoir d’AbdesSalaam concernant des choses que je lui ai envoyé récemment : « intéressants (…) contiennent des essences que je ne connais pas. » « semble un floral fait avec une absolue de fleur exotique qui m’est inconnue » « est intéressant parceque c’est une nouvelle odeur. »

      Pourtant, tout est bien naturel dans ce qu’il a reçu et il a quelques années de métier ! Sa compétence n’est pas en doute mais il y a toujours de nouvelles matières naturelles à découvrir et des nouveaux accords qui arrivent à tromper même un nez expérimenté en lui faisant croire à une nouveauté, c’est ça la magie du parfum !

      Parler de bouquets de fleurs pour essayer caricaturer le naturel je suis désolé de vous le dire mais c’est simplement idiot, on est bien loin de ne pouvoir faire que ça.
      Soit vous n’y connaissez rien (ça me semble d’ailleurs de plus en plus flagrant) et dans ce cas là ne soyez pas si affirmatif, soit c’est de la mauvaise foi pour me taquiner et essayer de défendre désespérément le parti du synthétique, en tous cas ça n’a rien d’une idée lumineuse !

      Réponse

  9. Nicolaï Lo Russo
    Juil 16, 2012 @ 19:45:49

    (Précision : Je sais qu’il y a plusieurs façons de synthétiser artificiellement des isolats – qui pour le coup ne sont pas « extraits de la nature » –, mais je les compte dans les « naturels » car ce sont des molécules qui se trouvent néanmoins intégrées dans la nature. P.exple : une rose contient de l’alcool phényl éthylique, mais on n’a pas besoin de roses pour fabriquer cette molécule, on la synthétise, ce qui est quand même avantageux…)

    Réponse

    • NezHerbes
      Juil 16, 2012 @ 20:56:54

      Là vous mélangez tout, synthèse, biosynthèse, extraction…
      On ne peut pas « synthétiser artificiellement des isolats », cette expression ne veut même rien dire.

      On peut faire de la biosynthèse pour extraire les molécules odorantes d’une sorte de « bouillon de culture » … par fermentation, réactions enzymatiques, voire par réactions chimiques simples entre composés naturels.
      De là on peut éventuellement isoler des molécules, à ce moment là ce sont des « isolats » qualifiés de naturels.

      Un isolat de synthèse n’a pas de sens, par la chimie (du pétrole la plupart du temps, rappelons-le quand même…) on ne synthétise généralement que LA molécule souhaitée, déjà isolée.

      C’est probablement avantageux de synthétiser de l’alcool phényl éthylique mais avantageux pour qui étant donné que le parfum n’est pas vendu moins cher pour autant ?

      Enfin vous avez le choix Monsieur Lo Russo, vous parfumer de notes plus originales issues de la pétrochimie et mises en flacons sans vrais tests d’innocuité préalables, ou vous parfumer de parfums à peine moins originaux et à peine plus chers, issus de plantes dont vous pourriez-même connaitre la provenance géographique, et qui sont utilisés depuis la nuit des temps sans avoir fait montre d’une toxicité significative.
      Il en faut pour tous les goûts.

      Je ne vous prête pas de mauvaises intention, peut-être même cherchez vous simplement des éclaircissement mais certaines de vos phrases semblaient destiner à convaincre et si c’est le cas il vous faudra vous mettre en quête de meilleurs arguments face aux personnes bien informées car vos précédentes affirmations tombent à l’eau dès qu’en face on sait de quoi l’on parle.

      En tous cas, je vous dit ça comme un conseil d’ami mais l’histoire de la synthèse pleine d’avantages pour ne pas sentir que le bouquet de fleur, il faudra la réserver aux jeunes filles blondes et précocement dé-scolarisées que vous pourriez vouloir impressionner, ne l’utilisez surtout pas auprès de connaisseurs de parfums dans les années à venir car le vent tourne, on redécouvre une parfumerie moderne MAIS naturelle, ces affirmations grotesques sont en voie de fossilisation.

      Réponse

  10. Nicolaï Lo Russo
    Juil 16, 2012 @ 21:06:56

    Vous me semblez bien chatouilleux et un brin psychorigide, mon cher. J’entends bien la Sainte Eglise Naturelle que vous défendez bec et ongles (et tête-baissée-reugneugneu), mais que Diable, un peu d’humour voyons. J’ose espérer que vous en avez un peu, non ? (Je dis ça surtout pour le bouquet de fleurs final…)

    On peut faire du nouveau avec du naturel, oui, (encore heureux !) mais on peut en faire davantage avec du naturel ET du synthétique. Eh oui. C’est juste mathématique. Il y a par ailleurs des effets olfactifs intéressants tout à fait hors de portée du naturel. Un peu comme si vous essayez de faire un son de Moog avec un piano à queue : c’est impossible (ne vous en déplaise 🙂 Enfin voilà.

    (Pour vous faire plaisir et finir sur une note positive : Il y a des odeurs naturelles qu’on ne pourra jamais recréer à l’identique en laboratoire, ni même par extraction, mais ça vous le savez je crois. Tout ça pour dire qu’il n’y a donc pas d’école « meilleure » qu’une autre ; elles se complètent pour qui le veut bien.)

    Réponse

    • NezHerbes
      Juil 16, 2012 @ 22:19:02

      Psychorigide ? De ne pas admettre sans broncher vos arguments éculés ?
      Mais non c’est tout le contraire mon cher Nicolaï, puis je ne fais partie d’aucune église, même pas celle que vous citez et que je ne connaissais d’ailleurs pas ! :p)

      Il me semble que j’ai un peu d’humour oui mais je ne suis pas le mieux placé pour répondre, toutefois je n’ai pas trouvé votre phrase amusante, peut-être est-ce simplement vous qui n’étiez pas aussi drôle qu’avec votre « Sainte Eglise Naturelle ».

      Vos mathématiques sont erronées malheureusement.
      Combien y a-t-il de caractères en langue japonaise ? Les kanjis officiels approuvés par le gouvernement japonais sont au nombre de 2136. Croyez-vous qu’ils aient pour autant beaucoup plus de mots et de livres que nous ou qu’ils écrivent des choses nouvelles impossibles à écrire avec no 26 lettres ? Non, à priori pas vraiment, comme quoi, il faut bien se garder d’employer l’argument mathématique dans certains raisonnements, on peut en tirer des conclusions erronées basées sur des hypothèses fausses. Entre le nombre d’ingrédients possibles et le jeu des proportions, on fait déjà bien assez de choses nouvelles avec quelques centaines de matières premières naturelles, voyez déjà ce qu’on fait avec seulement 26 lettres dont on change l’ordre (au lieu des proportions) !

      Il y a deux écoles en effet, enfin il y aurait effectivement lieu d’en recréer une deuxième mais en fait il n’en reste qu’une seule, celle du fric, du faux semblant et de l’arnaque synthétique.

      Dans les écoles de parfumerie on apprend plus à composer avec du naturel.
      Et croire que l’on compose de la même façon en « mixte » (en pratique 95% synthétique) et en naturel est illusoire.
      Un bon parfumeur naturel ne saura pas plus manier les matières synthétiques qu’un nez habitué à user de molécules isolés (de synthèse ou non) ne saura créer des parfums corrects avec du naturel non fractionné. Je vous rappel mon histoire de peinture, au couteau, au pinceau ou a l’aérographe on ne peint pas pareil même si on peut faire de belles choses dans les trois cas !
      On peut toujours apprendre plusieurs techniques mais la maitrise de l’une n’implique pas la maitrise de l’autre.

      Je suis donc peut-être trop « tête-baissée-reugneugneu »sement attaché au naturel à votre goût mais je vous laisse foncer « tête-baissée-reugneugneu » sur vos molécules de synthèse, je vous les laisse de bon cœur, désolé que ça vous désespère à ce point mais elles ne me sont pas utiles et j’ai de bonnes raisons de ne pas leur faire confiance. 🙂

      Réponse

  11. Nicolaï Lo Russo
    Juil 17, 2012 @ 06:44:09

    Comme un de mes commentaires est passé à la trappe (pour une raison que j’ignore), je reprends : « synthétiser des isolats » n’a pas de rigueur scientifique en tant qu’expression, c’est clair, puisque « isolat » implique qu’on isole un élément d’un ensemble existant. Si j’ai employé cette expression (abusive) c’est pour pointer sur la même molécule, celle-ci pouvant être « construite » de différentes manière (par la nature en l’isolant, et/ou la synthèse en la synthétisant).

    Qu’il soit clair, dans ce débat, que je ne prône pas absolument la synthèse à tout prix (c’est ce que vous laissez entendre dans vos réponses, et je le déplore), je reste neutre, juste objectif, en affirmant que la synthèse permet de composer des fragrances tout à fait hors de portée de ce qu’on pourrait faire qu’avec du naturel (diffusion, présence, tenacité, etc.) Prenez une molécule comme, au hasard, la Paradisone®, mettez-en quelques gouttes sur une touche, vous avez votre salon qui embaume instantanément le paradis (rire), c’en est presque flippant. On se dit « merde, ah ouais quand même ! Wow ! Quelle puissance phénoménale !… » (Dans le fond je préfère rester à des molécules naturelles, à l’effet plus naturel, plus humain. Si si je vous assure.) N’empêche que. N’empêche que la synthèse permet de sculpter des formes olfactives ahurissantes. Le tout est de savoir ensuite l’utiliser à bon escient, et en quantité contrôlée…

    Pour ce qui est de votre argument japonais concernant les mathématiques, il est hélas fallacieux. A l’instar de l’arabe ou de l’inuit, il existe bel et bien des mots en japonais qui n’ont aucun équivalent connu en français. (En inuit, il y a par exemple une douzaine de mots différents pour dire la neige, en fonction de son état ; l’arabe comporte quatre fois plus de mots que l’anglais, qui lui en comporte un peu plus que le français ; etc.) Par ailleurs il n’y a pas forcément de corrélation entre le nombre de signes et le nombre de mots utilisés, c’est une question de culture plutôt). Mais de toute façon, sur le plan strictement mathématique, si vous avez 26 signes ou si vous en avez 100 au départ, il est évident qu’avec 100 vous pouvez faire plus de ce qu’on appelle les « permutations-arrangements ». C’est quand même pas dur à comprendre, vous qui êtes scientifique. Même si dans l’un et l’autre des cas, le nombre possible est un « très grand nombre ». (Votre « bien assez de choses » m’a fait sourire, mais il n’a aucune rigueur mathématique.) Dans le cas qui nous occupe, la parfumerie, c’est d’autant plus efficient que les molécules synthétiques, en très grand nombre, ont en outre des spécificités olfactives sur le plan dynamique que les naturelles n’ont pas. (Leur innocuité ou non est un autre débat, très vaste et permanent ; je parle ici uniquement de champ perceptif olfactif, la seule chose qui m’intéresse pour l’heure ; une chose après l’autre.)

    Pour conclure, et à voir ce que je lis ça et là, je pense que l’avenir de la parfumerie sera un mix naturel/synthèse, avec un retour quantitatif du naturel (Aujourd’hui en effet on est à 95%synth / 5% nat ; alors qu’on pourrait arriver à un ratio deux tiers/un tiers avec les coeur de matières et autres matières naturelles sélectionnées, optimisées.) la part de synthèse demeurera toujours assez grande en raison des coûts bien moindres des matières premières et de leur stabilité. La question des marges que se font les industriels est bien sûr un scandale, et je ne peux que souscrire à votre détestation sur ce point. Mais bon : l’argent dirige le monde, c’est regrettable mais pas nouveau.

    Réponse

  12. Irène
    Juil 17, 2012 @ 08:35:29

    J’ai lu, bien lu et bien relu et cher Nezherbes vous me demandez encore pourquoi je pense qu’il s’agit de deux métiers différents ? Certes Coumarine et Petit grain parle le même langage que vous mais ne ferez pas les mêmes produits. Il est ouvert à ce que vous dites.
    Je pense véritablement que dans un milieu professionnel, il n’y a pas de passerelle entre un parfumeur qui utilisera les produits de synthèse et celui qui travaillera avec des produits naturels. En tout cas au bout d’un certain temps et c’est valable dans les deux sens. Suis je assez claire ? Peut-être pas, c’est possible.

    Réponse

  13. NezHerbes
    Juil 17, 2012 @ 09:10:34

    @Nicolaï : Rien n’était passé à la trappe, il n’était simplement pas encore accepté ce commentaire là car je ne l’avais pas vu, comme désormais il faisait doublon je l’ai supprimé. (En espérant qu’on parle bien du même…)

    Je persiste à m’inscrire en faux sur ce que vous affirmez, de même que j’avoue ne pas connaitre la « paradisone » (Elle vous envoie pur de bon au paradis si vous en snifez trop c’est ça ?) vous ne connaissez visiblement pas assez les matières premières naturelles de la parfumerie, certaines matières vous étonneraient et en particulier il y en a de puissantes et stables, de plus une musique peut-être belle sans l’écouter le volume à fond (ça dépend des musiques je vous devance et vous l’accorde…).

    Concernant les langues étrangères, votre argument ne tient toujours pas, il existe aussi des mots sans équivalent japonais.

    L’équilibre naturel/synthétique que vous semblez appeler de vos vœux n’arrivera pas, comme vous le dites l’argent dirige le monde et l’industrie n’est pas prête à perdre une part importante de ses bénéfices outranciers pour intégrer plus de naturel.
    Le parfum sera chimique ou naturel c’est comme ça ! et…
    @Irène, vous êtes claire, je crois que je viens finalement de vous donner raison pour de bon.

    Réponse

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