Bande d’enfleurés !

Je l’avais promis, je traînais un peu les pieds pour le faire car c’est quand même un peu de travail puis …on me l’a plus ou moins réclamé alors voici finalement un petit article sur…

Comment faire un enfleurage à la maison ?

(Comme au temps de Jean-Baptiste Grenouille … avec ses petites mains et deux ou trois autres bricoles !)

Fleurs d'abélia et chèvrefeuille

Fleurs d'abélia et chèvrefeuille après utilisation

A quoi ça sert ?

Le gros avantage c’est que vous pourrez obtenir sans les acheter des absolues plus ou moins diluées, selon le temps que vous y consacrerez et la quantité de matière végétale dont vous disposez. Ils seront de plus 100% naturels et de bonne qualité si vous faites ça correctement. Dernier avantage, vous pourrez obtenir un extrait odorant de vos fleurs préférées, si « muettes » soient-elles pour l’industrie du parfum.

Bon ce serait un très vaste sujet, je vais tenter de rester au plus simple et surtout, applicable dans votre cuisine !

Tout d’abord, petit rappel important de ce que j’évoque dans la partie « Les essences » paragraphe « Les absolues » de mon premier article .

Il existe deux façons d’obtenir des absolues à l’ancienne c’est à dire sans solvants chimiques volatiles type éther de pétrole ou hexane. Toutes deux s’appellent enfleurage (on les voit toutes deux dans le film « Le parfum » tiré du roman éponyme).

Il y a l’enfleurage à chaud fait en immergeant les matières dont on veut capter l’odeur dans un bain de corps gras plus ou moins chaud (jamais trop chaud quand même, les 100° du bain-marie au maximum…). Dans ce cas on utilise une huile ou une graisse fondant à une température assez basse pour ne pas avoir à trop chauffer.

Il y a ensuite l’enfleurage à froid et là en principe on utilise une graisse solide à température ambiante mais fondant là aussi à une température pas trop élevée.

En pratique :

Il vous faudra :

– Du temps … généralement un petit moment chaque jour pendant une semaine.

– Pas mal de matière odorante, le plus souvent des fleurs mais avec de l’imagination on peut trouver des tas d’autres choses qui conviennent…

– Un grand récipient plat et de quoi le couvrir plus ou moins hermétiquement.

– Une bouteille ou un grand flacon (de préférence à large goulot) avec bouchon ou bocal avec couvercle.

– Un corps gras inodore adapté (voir exemples plus bas) en quantité suffisante pour quoi remplir une bonne partie de votre bouteille ou faire une couche de quelques millimètres à un centimètre dans votre récipient plat.

-De l’alcool aussi pur et naturel que possible (minimum 70° mais préférer même 90° ou plus) à peu près le même volume que la graisse utilisée

– Quelques flacons vides

– Un chinois (passoire fine) et/ou une étamine (enfin un tissu fin solide et propre mais inodore quelconque fera l’affaire…).

– Film plastique et entonnoir(s) peuvent aussi servir.

Dans tous les cas il vous faut une graisse inodore donc désodorisée car attention, brutes elles sont presque toutes odorantes.

Solide à température ambiante, par exemple : beurre de karité, mangue, graisse de coco, palme ou soja (=huile de soja hydrogénée), saindoux et autres graisses animales désodorisées peuvent aussi faire l’affaire, il me semble d’ailleurs que c’est le saindoux qui fut la graisse la plus utilisée pour l’enfleurage à la belle époque.

Soit éventuellement une huile végétale désodorisée mais ça n’ira que pour l’enfleurage à chaud et même dans ce cas une graisse solide à température ambiante qui fondra dès que vous chauffez sera plus pratique car elle se figera ensuite facilement.

Dans un premier temps :

Le but est de saturer la graisse de molécules odorantes.

Dans le cas d’un enfleurage à froid prendre un grand récipient avec une couche pas trop épaisse de graisse fondue que vous laissez se solidifier. Pour ma part je le couvre d’un couvercle qui évite salissures et odeurs parasites, en plus il retient l’odeur des plantes utilisées mais ça impose de faire attention à l’eau présente dans les plantes et à sa condensation pour éviter la moisissure.

Vous poserez donc vos plantes (le plus souvent on fait l’enfleurage à froid sur des fleurs, d’où son nom…) vous poserez donc vos fleurs sur la graisse. Ensuite il faudra les retirer pour en poser d’autres, si possible au moins une fois par 24h pour éviter la moisissure.

S’il y a de l’eau de condensation faites-la couler ou enlevez-là délicatement à l’aide de papier absorbant au remplacement des fleurs, la encore ça limitera les risques de moisissure.

Fleurs de chèvrefeuille posées sur la graisse dans leur récipient couvert

Fleurs de chèvrefeuille posées sur la graisse dans leur récipient couvert

Il faut répéter l’opération plus ou moins longtemps selon les fleurs, une semaine est généralement une bonne durée et il faut donc prévoir sept « cargaisons » de fleurs fraîches ce qui peut déjà représenter une bonne quantité selon la surface de graisse à enfleurer.

Dans le cas de l’enfleurage à chaud (à privilégier pour des plantes aromatiques dont vous savez que l’on peut tirer une huile essentielle) on prend sa bouteille ou bocal que l’on remplit partiellement d’huile, selon la quantité de plantes à y plonger. Et de la même façon qu’à froid on renouvelle les plantes un bon nombre de fois selon le temps et la masse de matière première dont on dispose. (Une dizaine de fois c’est généralement bien pour des fleurs. Ca dépend évidemment des quantités de molécules aromatiques dans la plante de départ mais on peut saturer la graisse plus ou moins facilement, j’ai fait un seule passage pour de la lavande et c’était déjà pas mal du tout.)

Evidemment à chaud la différence est qu’on laisse les matières au contact de la graisse moins longtemps vu que le bain-marie accélère la diffusion des substances aromatiques. On peut donc compter une quelques dizaines de minutes par bain (plus ou moins suivant l’épaisseur des végétaux utilisés) et de ce fait 10 bains peuvent éventuellement se faire en quelques heures.

On peut évidement adapter la température de l’eau du bain-marie et de façon inversement proportionnelle, la durée des bains, suivant la fragilité des molécules odorantes de la plante…

Deuxième étape :

On fera passer autant que possible les molécules odorantes dans l’alcool (question de physico-chimique il y aura un équilibre selon la solubilité des molécules dans la graisse et dans l’alcool et vous ne pourrez pas aller au delà… il en restera toujours dans la graisse).

Pour ça il faudra placer votre graisse dans une bouteille ou un bocal fermé et y mélanger un volume à peu près égal d’alcool à la graisse.

On agitera copieusement, plusieurs minutes (dizaines de minutes si on est motivé ou qu’on a un agitateur mécanique).

(Pour de grosses quantités : un batteur à main, électrique ou un mixeur pourrait être utilisés mais attention, ne pas trop chauffer et passez à travers un film plastique ou autre chose qui assure l’étanchéité autour du batteur. Si l’air circule et qu’on chauffe un peu fort on risque de retrouver tout ce qui nous intéresse dans l’air de la pièce… A mon avis, agiter le mélange dans un récipient fermé est préférable pour de petites quantités… si vous en faites 50 litres évidemment pensez au batteur électrique.)

Troisième étape :

Décantation, refroidissement, filtration…

C’est assez simple si ce n’est qu’il vaut mieux que ça décante assez longtemps avant que la graisse ne se solidifie, donc refroidir doucement, pourquoi pas en laissant l’eau de bain-marie se refroidir avec le reste ou en entourant votre récipient d’un linge car le but est de ne pas solidifier les goutte(lette)s de graisse encore en suspension dans l’alcool mais un bloc de graisse séparé de l’alcool (Vous verrez contrairement à l’eau, l’alcool devrait se trouver au dessus de la graisse, c’est encore plus pratique).

Décantation alcool/graisse

Décantation alcool/graisse

Ensuite on achève le refroidissement au réfrigérateur voire congélateur suivant les cas (la graisse utilisé), ça permet de raffermir la graisse.

Malheureusement prévoyez que tout n’est pas parfait, des acides gras seront entrainés par l’alcool… et de l’alcool sera retenu par la graisse. On peut éventuellement répéter l’opération de décantation refroidissement sur l’alcool et idem sur la graisse que l’on aura faite fondre à nouveau, ça permettra de séparer un peu mieux graisse et alcool chargé des précieuses substances aromatiques…

En tous cas, ne jetez pas la graisse utilisée avant de m’avoir lu jusqu’à la fin !

Voilà, vous avez une solution alcooliques des substances aromatiques que vous souhaitiez extraire.

Par rapport à une teinture : Ca permet de limiter l’extraction des substances colorées qui sont rarement elles aussi solubles à la fois dans la graisse et l’alcool et qui restent donc souvent en chemin… En plus on utilise finalement plusieurs fois la quantité de plantes qu’on aurait mise dans une teinture donc c’est plus concentré.

[Détails un peu plus abstraits et moins intéressants pour certains d’entre vous : Une partie des substances passant dans la teinture peuvent se lier à vos molécules odorantes, c’est un des problèmes qu’on peut avoir avec la chlorophylle des parties vertes, soluble dans l’alcool et qui retient certaines molécules si bien qu’au final on a tendance à moins pouvoir les sentir (en plus ça tâche…).  Pour finir , je pense que c’est plus anecdotique mais certaines molécules odorantes (parfois indésirables) passeront directement dans l’alcool alors qu’elles seront plus ou moins insolubles dans la graisse, ça peut aussi faire un tri intéressant dans certains cas.]

Pour ma part, grâce aux vacances, abélia (grandiflora), chèvrefeuille, café (oui… péruvien même), sépales de sauge officinale et lavandes variées ont eu droit à leurs enfleurages avec un soin plus ou moins grand et des résultats eux aussi divers. Des surprises mêmes bonnes ou moins bonnes mais en tous cas la technique s’affine et …c’est moi qui l’ai fait ! 😀

Pour ceux qui seraient tentés par l’expérience, chèvrefeuille et lavande ont donné les meilleurs résultats, l’abélia vient juste après ces deux là. (Enfleurage à froid avec fleurs renouvelés 7 fois, toutes les 24 heures à peu près, selon météo…  pour chèvrefeuille et Abélia, enfleurage à chaud en une seule fois pour les lavandes.)

Abelia grandiflora

Abelia grandiflora (une caprifoliacée...)

Abélia et chèvrefeuille ont leurs personnalités olfactives propres et en avoir fait ces extractions est pour moi un vrai bonheur, non seulement j’apprécie les odeurs de ces fleurs et les résultats sont plutôt au dessus de ce à quoi je m’attendais mais en plus il est impossible de les trouver à l’achat, rien qui soit tiré de ces fleurs ne se vend pour la parfumerie, certains disent même parfois que le chèvrefeuille est « muet ». Muet dans la production commerciale c’est certain, preuve est pourtant faite ici qu’on peut en faire un enfleurage au résultat enchanteur !

Dernières idées/astuces :

– Pour toutes celles et ceux qui ne s’intéressent pas qu’aux parfums mais aussi aux cosmétiques faits maison, la graisse utilisé reste bien parfumée et peut donc se prêter à diverses utilisations… (en tenant compte qu’il a tendance à y rester un peu d’alcool, voir troisième étape…)

– Pour les plus motivés ayant assez de matière première, rien n’empêche de recommencer tout le cycle avec (de préférence) la même graisse et surtout avec le même alcool qui pourra ainsi s’enrichir en molécules aromatiques au maximum de ce que les solubilités et leurs équilibres permettent…

– La plupart des fleurs sont à ramasser par temps sec mais idéalement avant le lever du soleil ou après son coucher. Les fleurs sont souvent plus odorantes à ce moment là. Bien que certaines plantes fassent exception à cette règle, c’est vrai pour les deux caprifoliacées de cet exemple mais également pour la rose et le jasmin.

Abélia au petit jour

Encore l'abélia... à l'aube ou comme ici au crépuscule, il est plus odorant !

– Ah et un dernier détail, comme j’ai supposé que vous n’aviez pas d’évaporateur rotatif sous vide… je n’ai pas parlé d’évaporer l’alcool comme on le fait en principe à la fin mais si vous n’avez pas peur de perdre les fractions les plus légères de votre extrait, vous pouvez concentrer votre absolue par une simple évaporation flacon ouvert. Préférer l’évaporation lente dans un haut flacon contenant votre extrait dans le fond et ouvert simplement en partie haute. Les molécules aromatiques et moins volatiles que l’alcool auront tendance à rester en gouttelettes huileuses sur les parois du flacon au dessus du niveau de la solution alcoolisée. De la graisse se figera peut-être également à nouveau et pourra donc être retirée, à la fin on ajoute à nouveau un tout petit peu d’alcool ou de solution issue de l’enfleurage pour « rincer » le flacon en récupérant bien notre absolue.

Bon voilà je vous ai tout dit. Rien de révolutionnaire, la technique est même historique mais je pense que de l’avoir rappelée en détail et adaptée pour une version bricolée dans un coin de cuisine ça va aider du monde à se faire plaisir, en tous cas je l’espère.

Quand je vois sur la grande toile le monde qui se passionne pour les cosmétiques voire les parfums maison et utilisent souvent leurs propres teintures je n’ai pas de doutes, ça servira car l’enfleurage maison c’est un peu plus de travail mais ça vaut le coup, c’est plus proche de l’absolue !

Si vous faites vos propres essais n’oubliez pas de nous faire partager les résultats de vos expériences en commentaires par ici !

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59 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Irène
    Août 11, 2011 @ 15:12:27

    Magnifique !

    Vous allez faire des heureux( ses).

    J’ai déjà fait un essai dont je parlerai sur mon blog en donnant la référence de cet article qui m’a fait me lancer dans quelque chose que – malgré ce que j’avais pu lire ailleurs – me semblait difficile, bref, il manquait une « clé » que vous nous donnez là !

    Merci !

    Réponse

  2. NezHerbes
    Août 12, 2011 @ 10:27:23

    Content que ça ait déjà servi à quelqu’un, merci Irène ! 🙂

    Réponse

  3. Drian Bowdler
    Août 12, 2011 @ 13:36:11

    Merci NezHerbes !

    Réponse

    • NezHerbes
      Août 12, 2011 @ 21:22:59

      Mais de rien Drian, bienvenue par ici et n’oubliez pas de nous parler de vos expériences dans ce domaine à l’occasion 😉

      Réponse

  4. lys blanc
    Août 12, 2011 @ 21:33:49

    Superbe,merci beaucoup! Ca me tente énormément.

    Réponse

    • NezHerbes
      Août 12, 2011 @ 22:02:45

      Bienvenue Lys blanc, cette fois c’est sûr, une certaine Irène a du parler de moi à ses amies ! 😀

      Content que ça vous tente en tous cas, et comme je disais précédemment, revenez nous en dire des nouvelles à l’occasion 🙂

      Réponse

  5. Irène
    Août 13, 2011 @ 10:08:44

    Cela prouve – et je les en remercie – que mes lectrices sont attentives aux commentaires que je peux écrire !

    Réponse

  6. NezHerbes
    Août 13, 2011 @ 15:50:11

    Je les en remercie également, ça fait plaisir de ne pas avoir fait cet article pour rien ! 🙂

    Réponse

  7. Irène
    Août 15, 2011 @ 17:08:20

    J’ai déjà fait deux essais …

    Réponse

  8. lys blanc
    Août 18, 2011 @ 06:40:28

    Merci NezHerbes pour cet accueil.
    J’ai fait mon 1er bain-marie hier soir,à partir de roses pourtant non destinées aux parfums. Le résutlat en une fois dépasse déjà toutes mes espérances. Bien évidemment,je vais continuer…

    Réponse

    • NezHerbes
      Août 18, 2011 @ 20:24:11

      J’avoue que moi je n’ai pas encore tenté l’expérience avec cette reine parmi les fleurs, si le premier bain est encourageant bonne continuation, on attend la suite ! 🙂

      Réponse

  9. venezia
    Août 18, 2011 @ 07:39:29

    Bonjour,

    Merci pour le déroulé. Mlk qui laisse souvent des messages sur le blog d’Irène fabrique ce qu’elle appelle du « palme sublimé », en faisant macérer des plantes dans du palme, très stable, pus en filtrant; c’est un gras au parfum très très doux.

    j’ai fait des essais rose-saindoux, mais le saindoux s’oxyde vite, je ne le recommande pas.

    j’ai fait aussi encens-karité (Irène en fait également), qui finit par s’oxyder aussi je trouve. Donc, pour l’instant, je recommande plutôt le palme.

    En général, je ne piursuis pas par l’extraction à l’alcool mais dès que j’en fais, je viendrai dire ici ce que j’en pense.
    Pour le « wusulan » à l’africaine, sur base de bois et de résines, je fais ça à froid dans de l’huile de moringa, après avoir traité la matière première à l’alcool et fais évaporer au soleil. . j’ai détaillé ça sur le blog. Le résultat est très interessant. .
    a bientôt

    Réponse

    • NezHerbes
      Août 18, 2011 @ 20:29:20

      Graisse après alcool, j’ai vu ça chez vous et par endroits en effet. Je pense qu’il serait intéressant de changer une seconde fois de phase en repassant la graisse à l’alcool ensuite… Ceci pour avoir les odorants en base alcoolique (qu’ont peut même évaporer, mais en éliminant au passage dans l’huile certaines choses indésirables dans la teinture de départ.

      Comme graisse je voulais essayer la graisse de soja hydrogénée … comme pour le palme il faut chercher du soja éthique mais en tous cas une graisse stable (stabilisée en l’occurrence) ça peut-être bien, surtout que de toutes façons pour ma part la graisse à tendance à rester inutilisée au final. :s

      Réponse

  10. Colchique
    Août 18, 2011 @ 16:48:43

    Bonsoir NezHerbes,

    Je découvre ton magnifique et très instructif blog grâce à ton commentaire laissé sur le blog d’Irène Akimiti.

    J’ai adoré le film dont tu fais référence dans ton article.

    J’ai très envie grâce à tes explications de tester la technique que tu expliques de l’enfleurage à froid.

    Dommage que je n’ai pas découvert ton article plus tôt, car mon Hoya Carnosa très parfumée vient de terminer une abondante floraison.

    Merci beaucoup pour ce partage et je vais lire tout ton blog, car on se rend compte en lisant quelques lignes que tu es très passionné de parfums.

    Réponse

    • NezHerbes
      Août 18, 2011 @ 20:52:54

      Merci colchique et bienvenue !

      Ah ce film c’est LA référence du genre, c’est d’ailleurs dommage qu’il n’y ait pas plus de films sur le sujet je trouve 🙂
      Désolé pour Hoya carnosa que je viens de découvrir grâce à vous, ce sera pour l’an prochain ! 😉
      Vous sauriez nous décrire son odeur ? (Car dans ce que je viens de lire ça va de miel à cacao en passant par vanille alors je dirais chocolat au miel mais je serai curieux de lire un avis de plus vu que je ne l’ai jamais sentie)

      Passionné de parfum en effet… et à base de matières d’origine Naturelle surtout ! 🙂

      Réponse

  11. Irène
    Août 18, 2011 @ 18:13:29

    L’article est posté !

    Réponse

  12. Lippia
    Août 18, 2011 @ 18:41:03

    Je viens du blog d’Irène (merci Irène pour ce lien) et c’est LE tuto que je cherchais! Merci Nezherbe :))
    En fait, j’ai aujourd’hui 2/3 fleurs de gardénia en macération/enfleurage dans de l’huile de coco mais je ne les posais pas sur l’huile, je faisais chauffer pour liquéfier l’H de coco légèrement et j’y mélangeais ma fleur de gardénia coupée en morceaux puis je filtre mais le résultat est bof. Je vais essayer de poser la fleur sur l’huile ce qui à mon avis permettra peut-être à la fleur de distiller son parfum plus longtemps que si elle était emprisonnée dans l’huile directement… enfin je crois…? Je vais faire l’essai et je viendrai vous dire car une fleur vient de s’ouvrir et une autre arrive !
    Merci encore pour le partage, c’est très gentil !

    Réponse

    • NezHerbes
      Août 18, 2011 @ 21:07:29

      Oh, une ch’tite nouvelle de plus ! Bienvenue ! 🙂

      « Camomille noble » et « verveine » … des pseudos prometteurs ! 😉

      Alors, une fois de plus content que ça serve. En fait l’avantage c’est que vous pourrez changer les fleurs souvent (avant qu’elles moisissent surtout si possible) et autant de fois que vous avez de fleurs (mais au bout d’un moment la graisse est saturée de toutes façons donc ne pas dépasser 10 à 15 fois le « tapissage » de la graisse par les fleurs …ce que justement on peut appeler « l’enfleurage »).
      Vous avez de la chance d’avoir un gardénia mais si vous n’avez des fleurs qu’une à une ce sera peut-être un peu juste, mettez peu de graisse en tous cas, vous ferez un mini enfleurage.

      Et tenez nous au courant en effet ! 🙂

      Et de rien pour le partage, j’aime bien ça et c’est très gentil à vous de me laisser un sympathique commentaire.

      Réponse

  13. Colchique
    Août 18, 2011 @ 23:08:18

    NezHerbes, mes fleurs de Hoya Carnosa sentent très fort le matin et le soir, quand au coeur de chaque fleur perle une petite goutte sirupeuse. Dans la journée, les fleurs n’ont pas de goutte sirupeuse.

    Il est très difficile pour moi de décrire l’odeur de mes fleurs de Hoya Carnosa. Tout d’abord, l’odeur est tellement puissante qu’on peut la sentir même si on s’éloigne un peu de la plante. Ma plante est à l’extérieur toute l’année, car j’habite une région où il ne gèle pas. Je pense que si ma plante se trouvait dans une serre elle embaumerait toute la pièce.

    Je dirais que c’est une odeur très épicée, sucrée et fleurie. J’ai l’impression d’un mélange de poivre, de miel, de caramel, de fève de cacao, d’amande amère, de lys, de rose et de jasmin. J’ai mis par ordre croissant les odeurs qui me semblent les plus fortes.

    L’odeur de ces fleurs me plaît beaucoup, mais je pense qu’elle peut ne pas plaire à tout le monde. Par contre, je pense que tout le monde doit aimer regarder ces fleurs disposées en ombelles absolument magnifiques ; on dirait des fleurs en opaline recouvertes de fourrure.

    Ce qui m’intéresse dans la technique d’enfleurage, c’est que je vais pouvoir capturer le parfum de ces fleurs dans un joli contenant pour sentir cette odeur que j’adore quand la plante n’est pas en fleur.

    Réponse

    • NezHerbes
      Août 19, 2011 @ 08:28:03

      Merci pour cette jolie description bien détaillée. (Je viens de voir cette photo ça colle bien à ce que vous expliquez, très jolies inflorescences en effet.)

      En effet, l’enfleurage peut permettre de conserver efficacement toute l’année l’odeur d’une fleur que l’on aime.

      C’est aussi un peu ça qui me plaît dans la création de parfums, le simple fait d’avoir à portée de main toute une palette d’odeur que je peux sentir quand bon me semble est déjà un bonheur pour mon nez et moi.

      En plus avec l’enfleurage on peut garder très fidèlement (et naturellement) l’odeur de fleurs très délicates, bien plus qu’avec une huile essentielle ou une absolue aux solvants. Il est dommage que ce procédé ne soit presque plus utilisé ni utilisable sur le plan commercial (question de coût).

      Et c’est où cette région ou il ne gèle jamais si ce n’est pas trop indiscret ?
      En tous cas quelle chance pour les plantes à parfum qui sont nombreuses à craindre le gel.
      Si j’en avais la possibilité j’aimerais avoir dans mon jardin un gardenia, quelques jasmins (Jasminum grandiflorum, odoratissimum, et sambac), un jasmin de Madagascar Stephanotis floribunda un pittosporum, une myrte blanche du chili, un Ylang-Ylang, des tubéreuses … et maintenant une Hoya carnosa plus bien d’autres choses je crois si j’y réfléchissais un peu plus… 😀

      Mais je me console avec mes petits flacons ou comme vous vous en doutez j’affectionne notamment pas mal les beaux « soliflores ».

      P.S. : Détail en passant, il ne faut pas de majuscule à « carnosa ». les scientifiques sont des gens pointilleux qui suivent des règles compliquées… ça se voit jusque dans la nomenclature binominale dite latine des plantes. La chose est extrêmement compliquée pour qui voudrait approfondir la question mais il y a trois règles de base, dont une première que je respecte toujours (sauf moment de distraction) qui est de mettre le nom de genre en majuscule et le nom d’espèce en minuscules … après on devrait aussi l’écrire en italiques et le faire suivre du nom (généralement des initiales) de l’auteur de la description et sa date de publication (donc en théorie ça donnerait par exemple : Hoya carnosa (L.f.) R.Br., 1810) mais ces deux là moi-même je ne les suis pas toujours très bien… (Pour compliquer, dans l’exemple, après la première description par L.f. en 1810 qui s’est avérée inexacte quand à la classification, R.Br. en a refait une description permettant de rectifier la classification.)

      Réponse

  14. Lils
    Août 19, 2011 @ 13:15:06

    Très bel article, je discutais très récemment avec une amie, également cosméteuse maison, de l’effleurage. Ce bel article me convainc dans mon envie de tenter l’expérience avec du lilas au printemps prochain, mais pourquoi pas également avec des mélanges agrumes/ épices (tel orange/cannelle). Merci à vous et à celles qui m’ont donné l’envie de me tourner vers l’art de la parfumerie, même si je n’en suis qu’à mes balbutiements.

    Réponse

  15. Colchique
    Août 19, 2011 @ 19:12:37

    NezHerbes, je suis très tentée par l’enfleurage, surtout à froid, car il me semble aussi que c’est la technique qui devrait permettre de capturer l’odeur d’une fleur le plus fidèlement possible. Je suis d’accord avec vous et je pense que cette technique n’est plus employée car elle doit coûter très cher.

    J’habite le sud de la France et c’est rare quand il gèle l’hiver.

    J’ai un jasmin de Madagascar et l’odeur des fleurs, un mélange pour mon nez d’odeur de lys blanc et d’odeur de jasmin est absolument merveilleuse.

    Merci beaucoup de me signaler que carnosa ne prend pas de C majuscule car je l’ignorais.

    Réponse

  16. Hedera
    Août 27, 2011 @ 21:11:19

    Merci pour cet article, il me comble et je me promets de tenter l’expérience très bientôt!
    Ca fait très longtemps que je rêve de faire de l’enfleurage, sans jamais trouver de descriptif de la méthode. Je m’étais même dis que j’irai un jour à Grasse, et que j’essayerai de trouver une sorte de stage… Ah, Jean-Baptiste Grenouille est ma muse (pour son nez, pas son côté psychopathe bien entendu ;p), comme lui je suis obsédée par la « capture » des odeurs!
    Donc, je vais m’essayer avec quelques fleurs faciles à trouver dans mon coin, je pense au chevrefeuille ou à la lavande par exemple… avant de m’attaquer le printemps prochain aux fleurs de cerisier, ma folie olfactive!! Et puis celles de valériane : je dois avoir des gènes « chatesques », ce parfum me rend dingue…
    Pour commencer, ce sera probablement avec du beurre de karité, on le trouve en version désodorisée chez AZ. Oui, je sais Venezia, c’est peut-être pas top et je suis généralement tes conseils, mais comme l’huile de palme qui m’est passée entre les mains à son odeur bien à elle… Ceci-dit, je terminerai le travail d’enfleurage par l’étape alcoolique et m’empresserai d’utiliser le bk parfumé dans mes tambouilles.
    Bon, pour ce soir, je sauvegarde précieusement le lien de cet article dans les favoris de mes favoris… encore mille fois merci, je suis aux anges!!! 🙂

    Réponse

  17. NezHerbes
    Août 27, 2011 @ 23:10:40

    Bonjour Hedera (helix ?), content de voir votre enthousiasme.

    Par contre méfiez-vous, il me semble que chez AZ le karité désodorisé est en fait le plus odorant… (Enfin je dis ça en lisant bien les deux fiches techniques.)
    Concernant la valériane vous parlez des fleurs apparemment mais sachez qu’il existe une huile essentielle de valériane (racine) qui plaît aux chats 😀

    En tous cas bon enfleurage et donnez-nous des nouvelles de vos essais !

    Réponse

    • Hedera
      Août 29, 2011 @ 19:23:52

      Oui, Hedera helix, je me sens proche de cette plante 😉
      Pour le beurre de karité d’AZ, il ne me semble pas trop odorant justement, mais je n’ai pas vraiment d’autres points de comparaison que les beurres du commerce « classique », toujours parfumé à outrance… Je ne sais trop quoi utiliser d’autre (d’abordable), le saindoux n’est pas conseillé par Venezia (et je sais la qualité de son avis) et l’huile de palme que j’ai eu entre les mains pour fabrication de savon était loin d’être inodore… Si vous avez un conseil de support, je suis preneuse.
      Je laisse aux chats la racine de Valériane, je lui préfère les fleurs… à m’en rouler par terre, pour ça je ne suis pas plus digne que nos amis à quatre pattes! :p

      Réponse

      • NezHerbes
        Août 30, 2011 @ 14:18:10

        Bonjour Hedera, je ne sais pas ce qui déplaît à Venezia dans le saindoux, s’il est désodorisé il convient très bien, ce fut pour ça la plus utilisée et même à priori la seule pendant bien longtemps… L’idée d’utiliser de la graisse de cochon ne plaît pas à tout le monde mais pourtant même pour la peau elle est intéressante, les vieux onguents était souvent faits à partir de ça ! (Mais ce n’est pas forcément le plus facile à trouver de nos jours, surtout désodorisé… -oubliez la graisse de rillettes- :D)

        Si vous ne voulez pas de produits animaux, en effet le karité (il en existe bon nombre d’inodores) est un bon choix, mais vous m’avez mal compris je crois, AZ en fait 2 différents, le désodorisé n’étant pas forcément le moins odorant des deux, me semble-t-il.

        Après il faut voir au cas par cas, le palme, le coco et à peu près tout ce qui fige/se liquéfie entre 30 et 60 ° peut convenir parfaitement SI c’est BIEN DESODORISE… Donc ça dépend des marques/provenances.

        Une prochaine fois je songeais à essayer beurre de mangue, il y en a du sans odeur.
        Et également l’huile de soja hydrogénée (dire « cire de soja » chez AZ). Je déconseille toutefois les graisses hydrogénées si c’est pour garder la graisse à des fins cosmétiques mais pour l’enfleurage en lui même ça peut aller puisqu’en principe on élimine la majeure partie de la graisse de l’absolue finale.

        Pour le moment, j’ai toujours utilisé du karité (et un karité+sésame pas trop odorant mais moins bien quand même pour l’odeur + les acides gras de sésame liquides à t° ambiante et même à 4°…) car c’est ce que j’avais sous la main mais il serait bien que chacun(e)s ici dise ce qu’il(elle) a déjà utilisé et avec quels résultats…

      • NezHerbes
        Août 30, 2011 @ 14:21:29

        Et ne pas oublier que pour l’enfleurage (surtout à chaud) on peut même prendre des huiles liquides à t° ambiante. Dans ce cas il faut juste adapter sa façon de séparer alcool et huile à la fin et utiliser des plantes pour lesquelles l’immersion complète dans le corps gras ne pose pas de problème particulier. Donc les options sont très nombreuses.

  18. Catherine
    Août 28, 2011 @ 07:49:38

    Bonjour.

    Merci beaucoup pour cet article. J’ai fait un premier essai avec de la lavande, c’est super. Je suis heureuse de découvrir ce nouveau blog d’un passionné.

    Réponse

  19. mlk
    Août 28, 2011 @ 22:20:15

    Bonsoir Nez herbes, aimante du blog d’Irène, je ne peux que vous remercier pour ce post qui me comble d’aise et m’ouvre de biens odorants chemins
    Je pratique alcool et gras à ma sauce à m’y perdre, il me semble tout de même que certaines fleurs se prêtent mieux au parfum sèches, les aromatiques et même la lavande qui m’a donné de meilleurs résultats sèche plutôt que fraîche
    Je réponds ici pour la saponaire humée fraîche(rien)
    avec une sèche de trois à quatre jours elle est sucrée miellée à mon nez
    Vous me donnez le goût de « baliser » mes essais
    Merci de ce partage
    J’ai beaucoup aimé le livre et pas du tout le film

    Réponse

  20. NezHerbes
    Août 29, 2011 @ 15:42:11

    Merci mlk,

    Vous avez raison, certaines plantes donnent de meilleurs résultats après un séchage partiel ou total. C’est rarement le cas des fleurs mais la lavande fait exception, pour en obtenir l’huile essentielle on la fait préalablement sécher au moins partiellement avant distillation.

    Dans votre saponaire partiellement sèche vous sentez probablement plutôt de la coumarine ou d’autres lactones apparaissant au séchage. C’est souvent le cas, l’odeur miellée tendance nougatine du foin coupé provient de la coumarine.
    La très discrète odeur des fleurs a par contre de grandes chances de disparaitre quelques heures après la cueillette, surtout au sec.

    Réponse

  21. Hedera
    Sep 06, 2011 @ 10:20:15

    Pas de souci moralement parlant pour utiliser des graisses animales, par contre, je n’en ai jamais vu de désodorisée, et c’est bien là le problème… En fait, en dehors de ce que propose AZ, tous les supports graisseux que j’ai eu entre le mains étaient plus ou moins fort odorants.
    J’utilise beaucoup l’huile de jojoba, de macadamia ou d’olive pour mes macérats végétaux, nickel pour l’aspect médicinal, par contre, pour l’art qui nous intéresse ici… à moins de vouloir se parfum au noix et aux olives, bof…
    Plus sérieusement, m’essayer au saindoux me plairait bien, mais connaissez-vous un fournisseur de cette matière première désodorisée?

    Réponse

    • NezHerbes
      Sep 06, 2011 @ 11:28:53

      Non, pour toutes les graisses végétales on trouve sans trop de mal. Pour le saindoux désodorisé je n’ai pas d’adresse à vous donner mais en tapant ça dans google j’ai des résultats donc ça doit pouvoir se trouver en cherchant un peu.

      Sinon pour désodoriser il faut faire passer de la vapeur d’eau à travers la graisse. Donc en théorie du saindoux (ou une autre graisse) dans une casserole avec de l’eau bouillant doucement ça irait peut-être après un petit moment d’ébullition… mais je n’ai jamais testé ! :s

      Ah en fait je viens de voir un sujet sur un forum qui devrait vous intéresser.

      Comme ça si vous tombez sur des graisses mal désodorisées… 😉

      Réponse

  22. Lalla
    Sep 06, 2011 @ 14:08:07

    Bonjour,

    Merci de cet article très instructif. J’ai quelques questions sur l’enfleurage.
    J’adore le vétiver. Je parle surtout de la racine séchée, qui a une odeur tout à fait distincte des huiles essentielles que j’ai senties: fraîche, boisée, un peu réglissée avec des notes de noisette et d’agrumes.

    J’ai pour le moment tenté d’en faire des teintures, les résultats sont satisfaisants au bout de deux bains pour la nature de l’odeur mais la teinture manque à mon goût de puissance et de rémanence.

    J’ai aussi essayé d’effectuer des macérations huileuses à chaud dans des huiles inodores. Dans ce cas là le résultat était très décevant, l’huile restait inodore.

    Pensez-vous qu’il soit possible dans ce cas d’obtenir un enfleurage satisfaisant?

    Réponse

    • NezHerbes
      Sep 06, 2011 @ 22:19:07

      Bonjour Lalla,

      Merci à vous pour ce sympathique commentaire.

      J’avais commencé une longue réponse avant de passer vous lire chez vous et… du coup on efface tout et on recommence ! 😀

      Bon, visiblement vous connaissez (et aimez) les vétivers.

      Pour ma part je trouve bien de la fraîcheur dans les huiles essentielles qui ne viennent pas d’Indonésie quand elles sont assez diluées. Et quelle persistance ! Dans un petit flacon vapo de 60mL, 2-3 gouttes ont parfumé l’eau du flacon rechargé au moins une dizaine de fois (voire plusieurs dizaines) sans ajouter d’huile essentielle. (On s’en servait pour se rafraichir)
      Par contre vous venez de me faire découvrir le Vetiver nigritana et je vous en remercie ! Le rêve maintenant serait de le sentir. Si jamais vous aviez la grande bonté d’en sacrifier une petite racine et/ou quelques gouttes de teintures pour me les envoyer vous me feriez grand plaisir. (Je peux vous donner une adresse en privé si jamais … :-))
      Pour ce vétiver précis, il semble qu’ils ne se vende malheureusement pas d’huile essentielle même si des recherches ont été faites.
      Je pense que les seuls moyens d’avoir de l’HE de cette plante seraient, soit de trouver de petits distillateurs directement à la source, au Mali par exemple, ou… de trouver une quantité suffisante de racines pour les faire distiller « à façon » en France… Mais ce sera nettement plus cher et il en faut dans les 20-25kg minimum.

      J’ai cru voir que vous attendiez une livraison d’extrait au CO2 supercritique… je n’en ai jamais croisé, j’espère que vous me direz ce que vous en pensez, pour le gingembre par exemple ça change tout… Pour le Vétiver je n’avais jamais cherché mais en regardant rapidement à l’instant je n’en vois pas, en tous cas pas chez mon fournisseur CO2 préféré.

      Enfin, si vraiment vous voulez faire un enfleurage, je pense que pour le vétiver il faudrait prévoir une macération très longue même à chaud.

      A mon avis pour de bons résultats il faudrait broyer les racines assez finement juste avant de les plonger dans l’huile (ou même les broyer dans l’huile avec le matériel adapté…). Ce serait certainement le plus efficace.

      Si les racines ne sont pas broyées je crains que ce ne soit à peu prés irréalisable.
      Si vous les mettez dans une huile froide je pense qu’il doit falloir quelques mois, ce qui multiplié par plusieurs bains … est trop long. Il est probable qu’il faille tout de même quelques jours voire semaines dans une huile entre 60° et 80°… ce qui n’est pas très évident non plus.

      Mais en fait si vous voulez vraiment obtenir de l’absolue (dans l’alcool), le plus efficace/facile/économique à faire à la maison serait certainement ce que j’appellerais un « enfleurage de teinture » :

      Mettre de l’huile (un peu) dans la teinture bien concentrée, bien agiter, laisser reposer, refroidir au congélateur, séparer l’huile, mettre de l’alcool dans l’huile à nouveau, séparer puis évaporer plus ou moins l’alcool selon ce que vous voulez faire … (évaporer tranquillement dans un haut flacon que vous remplirez au tiers pas plus).

      Voilà, j’espère que ça pourra vous aider, tenez-moi au courant des résultats pour mon information et si vous avez besoin d’un complément d’explication n’hésitez pas.

      Réponse

  23. Lalla
    Sep 08, 2011 @ 10:34:27

    Merci beaucoup Nezherbes,

    Je vous ai envoyé un courriel.

    Réponse

  24. violette
    Sep 12, 2011 @ 21:27:51

    bonsoir, une rencontre de blog par le pur hasard et je ne sais même plus comment mais qu’elle surprise !!
    de l’abelia j’en ai un sur mon balcon je ne savais même pas qu’il avait des propriétés quelconques !! il est vrai qu’une douce odeur sucrée traine autour mais de la a en faire un parfum je découvre ! et je suis ravie. la saison est presque finie je vais essayé de trouver quelques fleurs mais je n’ai trouvé nulle part les propriétés cosmétiques de l’abelia ? pourriez vous m’éclairer ?

    Réponse

    • NezHerbes
      Sep 13, 2011 @ 20:04:29

      Bonsoir Violette, merci pour votre commentaire.

      A vrai dire je n’en sais rien, je n’ai encore jamais rien trouvé à ce sujet et même pire, je n’ai pas trouvé de chromatographie permettant de connaître les molécules produites par ces fleurs pour essayer d’en déduire les vertus de l’extrait. (Pourtant j’ai cherché !)
      Pour en faire faire une il faut compter au moins 60€HT et le sacrifice de la petite quantité d’extrait que j’ai eu tant de mal à obtenir. Ce serait théoriquement possible mais il faut tout de même avoir un intérêt à le faire…

      Du coup, comme de toutes façon l’extrait ainsi obtenu est assez peu concentré pour que l’on ait pas vraiment à craindre d’effets indésirables, je vous suggère de vous contenter du bonheur de pouvoir profiter de ce parfum 12 mois de l’année ! 😉

      Réponse

  25. violette
    Sep 13, 2011 @ 20:14:35

    alors je vais tacher de suivre vos conseils merci de votre réponse 😉

    Réponse

  26. Médina
    Oct 24, 2011 @ 12:03:56

    Merci pour ce tuto,je ne connaissais pas

    Réponse

    • NezHerbes
      Oct 24, 2011 @ 13:09:25

      De rien, content que ça fasse des heureux, en plus de l’autre côté de la méditerranée vous avez un climat propice à ce genre de d’activités ! 😉

      Réponse

  27. Lyll
    Juin 26, 2012 @ 15:26:12

    Bonjour et merci pour ce sublime tutoriel.
    J’ai pu grace a cet article capturer le divin parfum de mes pivoines. Je laisse l’alcool s’évaporer pour le moment, mais la graisse est délicieusement parfumée.

    Réponse

    • NezHerbes
      Juin 26, 2012 @ 17:47:22

      Merci à vous, je suis heureux que ça vous ait permis de capturer ce délicat parfum que l’on ne peut acheter nulle part en flacon.

      Réponse

  28. Marion
    Jan 17, 2013 @ 17:16:51

    Super blog !
    J’ai lu qu’il fallait changer les fleurs de pour l’enfleurage à froid 7 fois par 24h, pour la lavande aussi ?!

    Réponse

    • NezHerbes
      Jan 18, 2013 @ 17:01:49

      Merci Marion, 7 fois par 24h ça me semble très excessif, j’aurais plutôt dit toutes les 7 à 24h selon la fragilité des fleurs. Pour de la lavande prenez votre temps, sinon vous allez gâcher beaucoup de lavande pour pas grand chose, si votre lavande est fraîche changez la une fois par jour c’est bien suffisant et si elle est sèche je vous suggère même de la laisser 48h.

      Bon enfleurage ! 🙂

      Réponse

  29. Houda
    Mai 29, 2013 @ 12:58:29

    Je suis tombée sur cet article par hasard. Merci beaucoup j’ai hâte de tester cette technique durant mes vacances et essayer de le tester sur des fleurs de frangipanier (pourquoi pas). Petite question, est il possible d’utiliser des fleurs sèches pour l’enfleurage ?

    Réponse

    • NezHerbes
      Mai 30, 2013 @ 18:58:26

      Merci à vous pour ce commentaire, sèches elles y perdent généralement beaucoup donc sauf exception ou nécessité c’est déconseillé.

      Ah les frangipaniers ! J’en ai croisé récemment et j’ai prévu un article pour un jour ou l’autre…

      N’hésitez pas à nous parler du résultat de votre test, je vous souhaite un joli extrait de frangipanier en tous cas !

      Réponse

  30. gingembre
    Juin 10, 2013 @ 10:02:50

    J’arrive aussi sur votre blog en suivant un lien d’Irène. Je me régale et vous remercie pour toutes ces infos sur l’enfleurage que je vais tenter sur pivoines et roses pour commencer. Je m’en vais visiter votre blog, merci encore !

    Réponse

    • NezHerbes
      Juin 11, 2013 @ 11:34:42

      Bonjour et bienvenue « gingembre », merci de votre petit mot, décidément on dirait bien que cet article intéresse… 🙂

      Réponse

  31. Rétrolien: Akimiti » Mon amie la rose : Elixir de rose,macérât, vinaigre, teinture, miel rosat …
  32. Cécile
    Jan 03, 2014 @ 16:13:24

    Bonjour
    Je souhaite réaliser un enfleurage à chaud de la lavande, quelle graisse avez-vous utilisée?
    Merci

    Réponse

    • NezHerbes
      Jan 03, 2014 @ 20:10:58

      Chère Cécile, vous aviez je crois dans l’article la plupart des réponses aux questions que l’on peut se poser au sujet des graisses pour l’enfleurage :

      « Il y a l’enfleurage à chaud fait en immergeant les matières dont on veut capter l’odeur dans un bain de corps gras plus ou moins chaud (jamais trop chaud quand même, les 100° du bain-marie au maximum…). Dans ce cas on utilise une huile ou une graisse fondant à une température assez basse pour ne pas avoir à trop chauffer. »
      « Dans tous les cas il vous faut une graisse inodore donc désodorisée car attention, brutes elles sont presque toutes odorantes.
      Solide à température ambiante, par exemple : beurre de karité, mangue, graisse de coco, palme ou soja (=huile de soja hydrogénée), saindoux et autres graisses animales désodorisées peuvent aussi faire l’affaire, il me semble d’ailleurs que c’est le saindoux qui fut la graisse la plus utilisée pour l’enfleurage à la belle époque.

      Soit éventuellement une huile végétale désodorisée mais ça n’ira que pour l’enfleurage à chaud et même dans ce cas une graisse solide à température ambiante qui fondra dès que vous chauffez sera plus pratique car elle se figera ensuite facilement. »

      Pour ma part j’avais utilisé un karité très peu odorant, c’est ce que j’avais sous la mais à l’époque, ça n’a pas mal marché mais ce n’est pas forcément le meilleur choix.

      Bon enfleurage. 🙂

      Réponse

  33. Elfe des bois
    Juin 06, 2014 @ 12:33:03

    A mon tour je me suis laissée tenter par la méthode « l’enfleurage à froid » j’ai atterrie par le biais du blog d’Irène et c’est vrai que l’explication était tellement claire que cela m’a parut simple. J’avais donc suivi les recommandations en sélectionnant un beurre de palme bio et mes lilas du jardin. L’odeur rendu est fantastique c’est exactement celle de mes lilas et me voici donc heureuse apprentie-enfleureuse et détentrice d’un beurre de lilas Un seul problème j’ai envie de tout enfleurer. Le Jasmin odorant planté au jardin cette année va certainement finir aussi en enfleurage.
    Merci pour toutes les explications et pour les informations NezHerbes et merci aussi à Irène.

    Réponse

    • NezHerbes
      Juin 06, 2014 @ 12:52:43

      Merci pour ce retour, je suis heureux que ça vous ait permis d’accéder également au bonheur de l’enfleurage 🙂

      Réponse

  34. Nico
    Juin 07, 2016 @ 06:58:00

    Merci ! A précisé qu’il faut commencer début de fleuriront pour tenir jusquab7 jours 🙂 la bis

    Réponse

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