Le parfum aura-t-il votre peau ?

Qu’ils soient naturels ou synthétiques, le seul vrai danger des parfums (tant qu’on a pas la très mauvaise idée de les boire…) est la conséquence de leur mauvais usage c’est à dire leur utilisation régulière sur la peau !

Pourtant la croyance que c’est comme ça qu’il faut faire est répandue. Il faut dire qu’elle à été créée et entretenue soigneusement.

Ayant quelques années de métier, je me permets de penser que j’ai une certaine connaissance et une certaine expérience des effets biologiques des molécules aromatiques…

Ca n’oblige personne à lire (et encore moins à appliquer) mes conseils mais ça me donne de bonnes raisons d’émettre des avis dans ce domaine.

Je ne cherche pas à vous gâcher votre plaisir de vous parfumer, ni à nuire à la florissante industrie du parfum chimique que je méprise sans haine.
J’espère simplement vous aider à vous poser les bonnes questions et peut-être donner quelques éléments de réponse à ceux qui peinent à en trouver ailleurs.

Petit résumé de l’histoire des parfums

Au départ les parfums étaient des onguents magiques appliqués par les guérisseurs les sorciers ou les prêtres en de rares occasions rituelles dans le but d’avoir une action divinatoire ou enthéogène ainsi que parfois à des fins thérapeutiques…

Ensuite leur utilisation s’intensifia à des fins encore thérapeutiques en prévention des épidémies. C’est très connu durant les épidémies de peste et généralement dans les grandes épidémies, ces parfums protecteurs, étaient souvent utilisés sur un foulard ou une pièce d’étoffe réservée à cet effet, des gants ou divers objets à parfumer et à porter sur soi, plus rarement sur la peau, excepté quand les gens étaient déjà atteints par la maladie. On les utilisait aussi dans les maisons faire barrière aux maladies ou chasser les miasmes.

En ces temps plus ou moins lointains on savait encore ce qu’il y avait dans les parfums et ce sont généralement les gens chargés de soigner qui les formulaient !

Et maintenant, quelles conséquences ?

Je vous l’accorde, ça ne devait pas toujours sentir très bon, les odeurs étant assemblées pour leurs vertus, non pour créer des accords esthétiques.

De nos jours en revanche, les créateurs de parfums sont le plus souvent de « simples » chimistes n’ayant pas forcément de grandes connaissances du potentiel thérapeutique ou iatrogène des molécules aromatiques. Ils ont pour certain développé d’indéniables talents d’artistes mais… Ils jouent aux apprentis sorciers avec des molécules nouvelles dont on sait simplement qu’elles ont un potentiel intéressant du fait de leur odeur mais dont personne ne sait encore vraiment ce qu’elle peuvent faire sur un organisme vivant, surtout pas quand cet organisme est aussi complexe qu’un être humain sur lequel il est impensable de faire des tests de toutes les nouvelles molécules qui sentent bon. (Alors qu’il en faudrait sur deux ou trois générations pour bien faire !)

Les plantes ont généralement fait l’objet d’une utilisation depuis des millénaires et ainsi l’homme a pu empiriquement en découvrir une grande partie des effets bénéfiques ou délétères. Pour certaines plantes toutefois, on découvre encore des précautions à prendre, c’est dire le risque encouru quand les molécules utilisées étaient encore inconnues il y a quelques années seulement…

Ma conclusion ?

Sauf en de rares occasions il ne faudrait pas se parfumer directement sur la peau…

Je sais que pas mal de perfumistas vont ricaner en me prenant pour un imbécile mais je persiste à le dire et même à l’écrire en sachant que cette affirmation ne plaît pas et que ça peut sembler à certains une précaution excessive.

Mais au moins je l’aurais écrit, après, chacun en fera ce qu’il veut (peut-être rien d’ailleurs…) mais vous ne pourrez pas me reprocher d’avoir gardé le silence sur ce que je savais !

La peau des poignets qui sèche et/ou qui gratte un peu ce n’est pas trop grave (sauf qu’on risque de se sensibiliser de plus en plus et de ne vraiment plus rien supporter, peut-être même plus sur les vêtements…). En revanche que dire du travail que votre corps (le foie en particulier) fera pour éliminer certaines molécules ? Et des répercussions hormonales ou nerveuses que pourront avoir certaines molécules aromatiques que les parfums contiennent très souvent, comme les muscs artificiels dont certains sont déjà interdits pour toxicité finalement avérée tandis que d’autres restent autorisés mais plus ou moins suspects ?

Ces effets sur la santé, discrets à court terme (sauf pour les allergies) sont pourtant bien réels et préoccupants, la littérature médicale regorge d’exemples. (Pubmed est votre ami, si vous lisez l’anglais vous y trouverez vite des publications en rapport avec la toxicité de certaines substances et molécules à parfums.)

En fait même l’inhalation de certaines substances peut évidemment être dangereuse (certains parfums déclenchent de l’asthme chez les personnes sensibles pour l’exemple le plus connu) mais pour des molécules aromatiques le passage transcutané est excellent, il est généralement plus a craindre que l’inhalation des molécules qui seront diluées dans l’air.

Des solutions pour l’amateur de parfums ?

Vous voulez un parfum unique ? Si vous avez les moyens choisissez un parfum très rare ou sur-mesure… sinon acceptez l’idée que votre parfum ne sera pas plus unique sur votre peau que sur vos vêtements, c’est une habile astuce marketing que d’avoir fait croire le contraire :

D’abord parce que comme ça vous n’hésitez pas à acheter le même parfum que vos ami(e)s, ayant la certitude que de toutes façons vous ne sentirez pas vraiment comme eux/elles.

Ensuite parce que sur la peau on a besoin de beaucoup plus de parfum que sur les cheveux ou un vêtement pour le même résultat en terme d’intensité olfactive !

Evidemment il y a quelques variations de l’odeur suivant les peaux, c’est d’autant plus vrai pour certains parfums mais le phénomène est limité, une poignée de façons d’évoluer tout au plus, ça ne rendra pas du tout votre odeur unique si vous mettez sur votre peau une tonne du dernier truc à la mode.

En plus vous avez le même phénomène de variation de l’odeur suivant les cheveux ou selon la matière d’un vêtement… soie, coton, laine… tissage, épaisseur… alors pourquoi risquer sa santé ?   Parfumez vos cheveux et si vraiment vous voulez affiner, choisissez des vêtements qui portent bien tel ou tel parfum. Faites en l’essai, personne n’en parle jamais et pourtant ça joue aussi beaucoup…

Si vraiment vous tenez à faire un « test peau » je vous conseil de le faire sur la peau plus épaisse des bases de vos paumes de mains plutôt que sur la peau des poignets. Pour ma part c’est ce que je fais quand je mets du parfum sur ma peau afin de le tester.

Evidemment, vu ce que je viens de vous dire, je ne teste ainsi que ce dont je connais la composition exacte, le reste c’est pour les touches (les fameuses « mouillettes »), pour le chimique c’est comme ça, je suis courageux mais pas téméraire et sur le papier ça va aussi bien !

Pourquoi je teste quand même sur la peau les parfums naturels ? Justement, parce que comme je le disais plus haut, sur la peau le parfum se dissipe plus vite. Les molécules aromatiques passent dans les tissus profonds et le sang ou s’évaporent du fait que la peau est toujours plus chaude qu’un vêtement ou des cheveux.

Quel avantage pour tester ?   L’évolution d’une fragrance en est nettement accélérée et ça permet donc de voir évoluer plus vite la forme olfactive en vérifiant du même coup un peu plus tôt si la tenue est acceptable.

Et le plaisir du parfum sur la peau ?

A mon avis c’est à réserver aux grandes (et rares) occasions.
Pour ma part c’est exclusivement avec des parfums dont je sais que tous les ingrédients sont naturels sans ça gâcherait mon plaisir !

En plus dans les cheveux c’est presque pareil, non ?

Et comme toujours, ce qui est rare est d’autant plus apprécié, pensez-y 😉

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Herbe aux anges

L’angélique, cette noble plante aromatique alimentaire et médicinale trop peu connue.

Angelica archangelica

Angelica archangelica par Franz Eugen Köhler

La plante tout d’abord :

Il existe environ 70 espèces d’angéliques, je parlerai ci-dessous de l’angélique officinale, celle que l’homme cultive généralement sous nos climats européens.  En latin on l’appelle Angelica archangelica, l’angélique « archangélique », rien que ça !

Sans doute en rapport avec ses propriétés médicinales qui lui donnèrent une réputation presque magique et des noms aussi respectueux que « herbe du Saint-Esprit » ou « herbe impériale ».  Pour résumer ses vertus thérapeutiques, elle est bénéfique au système digestif dans son ensemble et calmante voire sédative.

Tout d’abord, il faut savoir que la culture de l’angélique s’étale sur 2 à 3 ans car ensuite la plante fleurit et meurt. Elle prend un fort développement, bien qu’étant de la famille du persil, elle occupe souvent un bon mètre de diamètre.

Une particularité qui complique un peu sa culture (en plus de son grand appétit en fumure et en eau) est sa germination capricieuse, d’ailleurs les graines récoltées doivent être semées sans tarder du fait d’une durée germinative particulièrement courte, 6 mois seulement.

Angelica archangelica par Bev Wagar

Angelica archangelica par Bev Wagar

Et en extraits utilisables en parfumerie, ça sent quoi ?

Huile essentielle d'angélique

Huile essentielle d'angélique

En fait l’angélique en HE de fruits (la moins intéressante), ça sent vaguement la carotte sauvage… une curieuse odeur très résineuse, vaguement fruitée avec des accents assez aquatiques.

L’extrait CO2 tiré des graines (qui est rare mais que j’espère sentir bientôt), tend en principe assez franchement vers l’ambrette et son ambrettolide par la présence d’un autre élégant musc végétal, l’exaltolide ou « 15-angelica lactone » en quantité assez importante (plus de 7%). Cet exaltolide naturel, je lui trouve un côté poudré très « vibrant » avec des facettes poire et mimosa délicates et distinguées.

La matière tirée de cette plante, la plus utilisée en parfumerie est en fait l’huile essentielle tirée de la racine, elle est précieuse (quelques millilitres coûtent le prix d’une bouteille d’un parfum haut de gamme…) . Je lui trouve un côté frais curieusement boisé et aquatique mais surtout ,en fond, elle est poudrée, suave et musquée, à nouveau par la présence d’un peu d’exaltolide naturel.

 19/07 : J’ajoute ci-dessous comme exemple la chromatographie en phase gazeuse d’une HE de racine d’angélique qu’un fournisseur me propose (Remarquez vers le bas le 0,19% de « PENTADECANOLIDE ou EXALTOLIDE C15 » avec un temps de rétention long.).
Notez au passage que le temps de rétention sur une chromatographie en phase gazeuse, permet si besoin est de savoir quelles seront les molécules des notes de tête, cœur ou fond.

Les lettres de l’alphabet grec passent mal sur wordpress, le X3-carène est bien du delta-3 carène, un composé allergisant très présent dans les HE de térébenthine et de poivre noir. Ici il y en a près de 15% ce qui en fait malheureusement une huile à utiliser avec modération en évitant de trop la mettre sur la peau…

Date d’impression : 19/07/2011

 HUILE ESSENTIELLE D’ANGELIQUE RACINE

Angelica archangelica

Lot : XXXXX Partie de la plante : Racine Origine : France

Pics

Temps de rétention

Constituants

%

1

7,8

TRICYCLENE

0,01

2

8,4

-PINENE + -THUYENE

22,54

3

8,9

TOLUENE

0,05

4

9,4

-FENCHENE

0,02

5

9,7

CAMPHENE

0,73

6

11,3

TERPENE ISOMERE

0,01

7

11,5

-PINENE

1,24

8

12,1

SABINENE

4,17

9

12,2

PINADIENE

0,31

10

12,5

2-CARENE

0,09

11

13,7

3-CARENE

14,79

12

14,2

-MYRCENE

4,83

13

14,6

-PHELLANDRENE

13,73

14

14,7

-LIMONENE

0,07

15

15,0

m-CYMENE

0,02

16

15,2

-TERPINENE

0,94

17

16,0

2,3-DEHYDRO-1,8-CINEOLE

0,04

18

16,1

ISOSYLVESTRENE

0,18

19

16,5

LIMONENE

7,58

20

17,1

-PHELLANDRENE

11,61

21

17,2

1,3,8-p-MENTHATRIENE

0,09

22

17,6

DEHYDROCINEOLE ISOMERE

0,02

23

17,9

2-PENTYL FURANE

0,02

24

18,1

Cis--OCIMENE

1,22

25

18,7

TERPENE ISOMERE

0,05

26

19,0

-TERPINENE

1,59

27

19,3

Trans--OCIMENE

3,52

28

20,2

m-CYMENE

0,06

29

20,5

p-CYMENE

2,25

30

20,9

TERPINOLENE ISOMERE

0,68

31

21,3

TERPINOLENE

1,14

32

21,9

OCTANAL

0,01

33

27,3

ALLO-OCIMENE ISOMERE

0,08

34

28,5

GALBANOLENE

0,13

35

28,8

MENTHATRIENE ISOMERE

0,05

36

29,7

COMPOSÉ TERPENIQUE

0,02

37

30,0

PERILLENE

0,02

38

30,9

MENTHATRIENE ISOMERE

0,02

39

31,6

,p-DIMETHYL STYRENE

0,09

40

32,0

MENTHATRIENE ISOMERE

0,04

Pics

Temps de rétention

Constituants

%

41

33,0

Trans-THUYANOL

0,02

42

33,8

EPOXY-4,8-TERPINOLENE

0,03

43

34,5

CYCLOSATIVENE + YLANGENE

0,08

44

35,3

-COPAENE

0,27

45

36,8

3,9-époxy-p-MENTH-1-ENE

0,01

46

37,0

PINOCAMPHONE

0,03

47

37,9

LINALOL + 1-CUBEBENE

0,03

48

38,7

ISOPINOCAMPHONE

0,02

49

39,3

Trans-p-MENTH-2-en-1-OL

0,08

50

40,2

COMPOSÉ AROMATIQUE

0,02

51

40,4

ACETATE DE BORNYLE

0,27

52

40,6

,trans-BERGAMOTENE

0,02

53

40,9

METHYL THYMOL ETHER

0,04

54

41,2

-ELEMENE

0,07

55

41,6

-CUBEBENE

0,05

56

41,7

-CARYOPHYLLENE

0,05

57

42,0

TERPINENE-4-OL

0,70

58

42,2

ESTER TERPENIQUE

0,03

59

43,3

cis-p-MENTH-2-en-1-OL

0,07

60

43,6

COMPOSÉ AROMATIQUE

0,02

61

43,9

ESTER TERPENIQUE

0,05

62

44,2

MYRTENAL

0,03

63

44,7

ACETATE DE cis-SABINYLE

0,09

64

44,9

ACETATE DE VERBENYLE

0,10

65

45,0

Trans-PINOCARVEOL

0,06

66

45,4

MENTHADIENOL ISOMERE

0,05

67

45,5

E--FARNESENE

0,04

68

46,0

ESTER TERPENIQUE

0,02

69

46,2

-HUMULENE

0,40

70

46,3

Trans-VERBENOL

0,08

71

47,0

CRYPTONE + NERAL

0,06

72

47,2

-MUUROLENE

0,03

73

47,6

-TERPINEOL

0,05

74

47,9

LEDENE

0,02

75

48,5

MENTHADIENOL ISOMERE

0,02

76

48,7

GERMACRENE D

0,10

77

48,9

-ZINGIBERENE

0,02

78

49,0

SESQUITERPENE

0,03

79

49,2

p-MENTHA-1,5-DIEN-8-OL

0,09

80

49,4

-BISABOLENE

0,04

81

49,6

-MUUROLENE

0,14

82

49,9

ACETATE DE trans-SABINYLE

0,02

Pics

Temps de rétention

Constituants

%

83

50,1

ESTER TERPENIQUE

0,01

84

50,4

BICYCLOGERMACRENE + Trans-PIPERITOL

0,07

85

50,7

ESTER TERPENIQUE

0,01

86

51,2

-CADINENE

0,09

87

51,5

-CADINENE

0,01

88

52,0

-SESQUIPHELLANDRENE

0,01

89

52,1

-CURCUMENE

0,01

90

52,8

CADINA-1,4-DIENE

0,03

91

53,2

COMPOSÉ FURANIQUE

0,01

92

53,8

Cis-SABINOL

0,16

93

55,2

Trans-CARVEOL

0,04

94

55,3

m-CYMENE-8-OL

0,03

95

55,7

GERMACRENE B

0,06

96

56,0

p-CYMENE-8-OL

0,04

97

63,2

COMPOSÉ TERPENIQUE OXYGÉNÉ

0,06

98

64,4

OXYDE DE CARYOPHYLLENE

0,01

99

66,0

ESTER TERPENIQUE

0,02

100

66,9

ACIDE CAPROÏQUE

0,01

101

67,4

-COPAEN-11-OL

0,21

102

67,5

EPOXY-6,7-HUMULENE

0,05

103

67,9

EPI-CUBENOL

0,01

104

68,4

CUBENOL

0,02

105

68,5

TRIDECANOLIDE C13

0,25

106

68,9

COPAENOL ISOMERE

0,08

107

69,8

TETRADECANOLIDE

0,02

108

71,2

COMPOSÉ OXYGÉNÉ

0,02

109

72,3

COMPOSÉ OXYGÉNÉ

0,02

110

73,3

T-CADINOL

0,03

111

74,0

COMPOSÉ OXYGÉNÉ

0,13

112

74,5

CARVACROL

0,03

113

74,7

CADINOL ISOMERE

0,03

114

76,1

-EUDESMOL

0,02

115

76,3

-EUDESMOL

0,02

116

77,7

COMPOSÉ EPOXY SESQUITERPENIQUE

0,02

117

78,6

COMPOSÉ AROMATIQUE

0,01

118

79,8

PENTADECANOLIDE ou EXALTOLIDE C15

0,19

119

80,3

SESQUITERPENOL

0,02

120

81,1

COMPOSÉ SESQUITERPENIQUE

0,02

121

82,8

COMPOSÉ CETONIQUE

0,03

122

83,3

COMPOSÉ DIOXYGÉNÉ

0,06

123

89,3

COMPOSÉ AROMATIQUE

0,02

TOTAL

99,50

Iris nobile (edp) chez Acqua di Parma

Cet « Iris noble » d’Acqua di Parma, il m’a fallu le chercher un peu mais le voilà trouvé et senti. Je vous livre mon « point d’odorat » sur lui.

Ce que j’ai senti ou cru sentir sans informations extérieures :
De l’anis en tête, suivi de près par linalol et tubéreuse, (autre(s) fleur(s) peut-être un peu de rose et/ou de jasmin ?) , un côté un peu poudré en fond, avec la tubéreuse + vanille ou  tolu et peut-être un peu d’iris tout de même.

Ce que j’ai senti ou cru sentir (imaginé ?) de plus en m’appuyant sur des descriptions :
bergamote, ylang-ylang, fleur d’oranger (en même temps bergamote et/ou tubéreuse + linalol ça peut vraiment faire penser à une fleur d’oranger…), cèdre, mimosa, ambrette, mousse de chêne.

Ce que j’ai lu pu lire ici ou là mais pas sentir, même en faisant un effort :
patchouli, cire, cumin.
Pour moi le côté cire ou cumin décrit par certain provient essentiellement d’une facette animale de la tubéreuse.
Le côté patchouli … mystère, je me demande vraiment qui a pu sentir un patchouli là-dedans.

Je suis très étonné que ni la description « officielle » ni (presque) personne d’autre ne parle de tubéreuse alors que pour moi ce parfum tourne très clairement autour de cette fleur.

(Bon en cherchant un peu plus je vois qu’on parle bien de tubéreuse ici et . Ca me rassure quand même… mon nez n’est pas fou.)

En oubliant un peu les notes je le trouve très fleur blanche, très tubéreuse quand même, un petit air de « Fracas » en plus naturel et enveloppant !
(Je n’aime pas Fracas, contrairement à Iris nobile dont le seul défaut serait peut-être justement d’avoir pu me rappeler cette mauvaise blague de Piguet)

En fait quand on observe l’ensemble c’est peut-être bien une sorte de fleur d’iris très stylisée, pas très iris et moins animal que ne l’est sa fleur il est rendu très capiteux par une tubéreuse, elle-même rafraîchie (comme la fleur d’iris peut naturellement l’être) par des notes anisées et muguet.

Au final même s’il n’est pas particulièrement original il vaut le détour car c’est tout de même un beau bouquet de fleurs blanches très bien fait, ni trop discret ni trop exubérant, un parfum de diva italienne élégante et plantureuse.

Il possède une remarquable tenue en eau de parfum (je n’ai pas senti l’eau de toilette), ayez donc la main légère, surtout l’été…

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