Avalanche de nouvelles matières

Lantana camara

Lantana camara par Joaquim Alves Gaspar

Récemment j’ai reçu bon nombre de choses plus ou moins nouvelles pour moi dont certaines bien intéressantes à mon nez…

Du coup à la demande générale (oui enfin presque, deux personnes c’est déjà ça…) voici un rapide survol de ces matières.

Le lantanier sans être extraordinaire ça a un petit côté aromatique et résineux qui me plaît et me rappelle les fruits de pittosporum écrasés. Etant donné que j’aime le pittosporum fleur comme fruit du fait de souvenirs d’enfance, le lantana entrera certainement bientôt dans divers essais de compositions.

Le jasmin sambac « sépale » aussi, plus fruité, miel, vert et rugueux que le sambac habituel que j’affectionne également mais que je trouve finalement très différent car très « lisse ». Il pourrait certainement participer à un effet Pittosporum (oui, encore) en fleurs mais en tous cas ça fait une jolie qualité de jasmin bien intéressante de plus…

Jasmin_sambac(David Stang)

Jasmin_sambac par David Stang

Il y eu aussi l’Opoponax que bizarrement (honte à moi) je ne connaissais toujours pas. La verdeur amère, voire acidulée ou disons …aigrelette, dans toute sa splendeur ! Incontournable !

Sympa le petit grain citronnier, sans surprise on dirait en à peine plus fruité les feuilles froissées de mon petit citronnier en pot mais j’aime beaucoup, c’est vraiment très frais.

Le cedrat ne m’a pas vraiment passionné, la tangerine guère plus, un petit côté orange sanguine pas déplaisant mais orange douce ou amère + mandarine rouge et on devrait obtenir à peu près le même résultat.

Baume du Népal… je ne sais pas encore quel usage j’en ferai réellement mais c’est une curiosité, un mélange à lui seul, basilic (grand vert, pas l’exotique à méthylchavicol !), cannelle …plutôt de Chine et pas Ceylan (ou « basilic cannelle » si vous connaissez cette plante) et … araucaria, puis Manuka aussi, pour les côtés bois résineux un peu balsamique terreux voir presque un peu moisi. Une chimère olfactive !

Je crois que je pourrais à peu près en faire une reconstitution du coup mais ça a un certain charme et je pense que la magie n’opèrerait pas de la même manière dans une reconstitution, autant utiliser l’original.

Ensuite, tiens un truc qui ne sent rien avec un nom bizarre, mon précccccieux … Gurjum ! (Désolé mais ça me fait penser à Golum, inévitablement)
Je pense qu’il va m’être précieux en effet… En teinture plus qu’en HE finalement j’imagine (j’ai les deux mais pas encore bien comparé en situation réelle mais à priori…). Ca ne sent pas grand chose, un peu le sapin la mousse et le champignon, surtout le sapin en fait, mais très discrètement.

Ce qui est intéressant c’est que justement ça sait se faire oublier et ça fixe bien le reste… bon complément d’une composition trop « diffusive » ou disons, trop volatile.

Et puis j’ai aussi fait une teinture d’Oliban à partir de résine …que je trouve intéressante, car je ne parvenais plus à me procurer d’HE d’Oliban et pour l’instant je ne disposais pas d’absolue. Mais l’Oliban (Boswellia carterii) c’est irremplaçable, bien plus original que son cousin l’encens indien (B. serrata) qui manque de caractère et imite un genévrier.

Ah tiens et la civette, pouahhh, la civette ! Le castoréum et l’hyraceum à côté c’est de la rigolade !
Je ne sais pas encore comment je vais l’apprivoiser car ça ne sent vraiment pas le propre mais là il y a probablement du potentiel car en tous cas il y a de la puissance et du caractère !   Fumier (de vache plutôt…) et tripes, avec un fond de poivre gris, ce poivre qui sent le fermenté. Drôle de chose, à manier avec précautions mais ça doit encore faire du bien à certaines fleurs, une fois de plus, les bizarreries de la parfumerie…

Après une petite liste toute d’absolues
Tabac brun, tabac blond (il y a un moment que je les cherchais ces deux là mine de rien…), maté déco(loré) mais fidèle à l’original, Iris de Chine (pas si mal, plus violette que prévu), Mélilot et Mélilot HT (=haute température, décoloré par traitement thermique, spécial mais pas inintéressant, bien différent du précédent). Je passe certains classiques bien connus dont je n’ai fait que tester la version absolue de ce fournisseur que je ne fréquentais pas encore (Ambrette, café, immortelle, labdanum, tubéreuse, genêt…)

Un petit effort pour détailler les derniers, car ils le méritent je trouve.

Gingembre CO2, je connaissais, senti à l’occasion d’une conférence d’aromathérapie mais ça fait plaisir de le retrouver, fidèle à mon souvenir… En fait ça sent LE gingembre, c’est fidèle au rhizome frais et puis c’est tout mais c’est déjà pas mal comparé à l’HE qui même dans sa meilleure qualité ne restitue pas aussi fidèlement ce côté frais presque citronné.

Sauge sclarée, en absolue ça change pas mal de l’incontournable HE mais ça ne me semble pas plus contournable, nettement plus savonneux et rond ça sent plus la mousse avec une facette animale de blaireau à barbe. Ca doit pouvoir participer à un effet vieille éponge ou vieille serpillère généralement peu apprécié. Mais je pense que ça ne se produira que rarement, si c’est vraiment mal accompagné.
C’est forcément très subjectif mais par son côté savon à barbe je dirais cette absolue nettement masculine alors que l’huile essentielle je la trouve assez mixte à tendance féminine avec son côté puissamment vert un peu fruité vaguement ambré et vaguement métallique que l’on peut marier aux fleurs aux poudres et aux fruits…
Assez logiquement c’est bien vert mais pas l’odeur cette fois, la couleur ! Alors que l’HE est à peu près incolore si j’ai bonne mémoire.
En tous cas il y a vraiment sauge sclarée et sauge sclarée.

[ Grosse digression !!! ]

(Fallait bien que ça parte en vrille cet article encore, se dit mon lectorat consterné… :D)
C’est une des multiples choses que j’aime dans le naturel, selon l’espèce, la sous-espèce, la variété, le terroir, le millésime, le mode d’extraction, il y a toujours des variations, parfois extraordinaires et parfois même inattendues.
Ca complique un peu la tâche car c’est pour le meilleur ou pour le pire et ça multiplie les paramètres à maîtriser pour ses approvisionnements mais ça multiplie d’autant le nombre des possibilités !

Et puis… l’important pour un parfum, est-ce d’être toujours constant au fil des lots et des ans (comme la plupart des perfumistas semblent le souhaiter) ? Ou serait-il intéressant de faire des parfums uniques parce que variables en fonction de l’année de production ?

Quand un vin est reconnu par un grand sommelier, il saura vous dire par exemple si c’est un Entre-Deux-Mers, un Gewurztraminer (pas le cépage hein, le vin… mince j’ai choisi un exemple à tiroirs) ou si c’est un Chateauneuf du Pape puis il va essayer de déterminer son millésime et s’il est vraiment bon (le sommelier) il sera capable de déterminer ces deux informations (et même parfois bien d’autres choses encore mais ne nous perdons pas en route). Finalement de tous les paramètres qui donnent la cote d’un vin les variations liées au millésime (=année de production …si certains l’ignorent) sont parmi les plus importantes, en seconde position en fait, juste après le nom du détaillant (=le nom du vin).

Alors le parfum millésimé, on ose ?

Bien entendu, cette idée est (forcément) morte avec l’avènement de l’industrie, plus encore avec l’avènement de la synthèse depuis plus d’un siècle déjà.

Pourtant si certains se désespèrent à juste titre du fait que les « reformulations » dénaturent généralement pour de mauvaises raisons la qualité d’un parfum dans sa version originelle, je suis finalement persuadé que les modestes mais significatives variations induites par l’utilisation de matières naturelles seraient de nature à enrichir l’expérience et le plaisir de celui ou celle qui utilise un parfum et de ceux qui le sentent !

*** Rhô, gonflé le mec, il abuse un peu ! ***
Que neni, puis tant pis, même pas peur !   Pensez-y, parlons-en… enfin si vous voulez, les commentaires sont là pour ça…

Il me semble qu’en général, l’être humain aime le changement, du coup j’aurai bien du mal à comprendre l’attachement à un truc qui sent toujours à 100% pareil. Que ça garde une large part de constance je veux bien mais 100% pareil, non !
Enfin je suis comme ça, peut-être un mouton noir mais vous aimeriez manger tous les jours exactement la même chose vous ? (Si oui … mince alors … moi pas !)

Et puis en travaillant dans un milieu très odorant, je peux vous assurer que même avec un nez raisonnablement sensible nous sommes inévitablement frappés d’une anosmie quasi totale pour les odeurs dans lesquelles on baigne plus de quelques semaines ou mois durant. La seule chose que je sente, c’est quand un nouveau lot de matière arrive ou est renversé… (et tout le monde ici est dans le même cas). Même après deux semaines d’absence, au retour, ça ne sent qu’un peu, une seconde, deux secondes, trois … puis plus rien !   Pourtant au début, je trouvais qu’ici ça sentait très fort, d’ailleurs les gens de passage le disent parfois.
Sans avoir perdu mon odorat (heureusement !) mon cerveau a décidé de soustraire quasi instantanément cette odeur des odeurs pertinentes, la jugeant comme un bruit de fond normal.

Du coup le sent bon toujours pareil, je dis non ! Surtout pour vous qui le portez tous les jours. L’image olfactive qui ne bouge pas devient invisible, très vite vous ne sentirez plus rien et si vous forcez la dose afin de retrouver votre plaisir pour l’entourage vous sentirez très fort, peut être trop !   Que ça change un peu d’une année sur l’autre et au fil des flacons vous retrouverez à chaque fois un petit plaisir rénové à sentir votre parfum, le même en un peu différent car c’est avant tout cette différence que vous sentirez !

[revenons en à nos moutons, enfin, à nos échantillons]

Tonneau (de rhum)

Rhum CO2, (millésimé aussi ? :D) une grosse bouffée d’alcool à brûler… ah non de plus loin ça sent bien le rhum mais très fort !
Intéressant sans doute mais je pense qu’il faudra y aller doucement sur le rhum pour que ça ne sente pas que le vieux tonneau !

Et enfin, une découverte originale à creuser, l’extrait au CO2 de Poivre du Sichuan.
Idéalement il faudrait que je me le remette sous le nez pour bien le décrire et là je n’ai pas trop le temps mais disons que ça part en bergamote poivrée, c’est vert, fruité, épicé, frais et …chaud à la fois (allez comprendre, enfin désolé mais je sens ça comme ça) puis sur ma peau ça a viré lentement au cumin mais pas aussi sale que l’HE de cumin que je trouve très sueur, plutôt un cumin poivré encore vaguement vert et fruité… et à ce stade là ça dure…

Poivre du Sichuan Zanthoxylum piperitum

Poivre du Sichuan Zanthoxylum piperitum par Didier Descouens

Botaniquement cette épice ne fait pas partie de la famille du poivre mais de celle des Rutacées (agrumes)… Ah bien oui ça y est je comprends mieux alors !   Et puis et puis… Zanthoxylum, c’est aussi le genre botanique du Baume du Népal évoqué plus haut, pas étonnant donc que ce soit les deux plus bizarres de ces découvertes. (Le Népal n’est d’ailleurs géographiquement pas très loin du Sichuan)

Sichuan

Situation de la province du Sichuan

Ca fait donc deux chimères olfactives et quelques autres matières prometteuses à suivre…

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10 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Spirit
    Mai 12, 2011 @ 08:08:35

    Bonjour,

    Article très intéressant, je remarque encore que les plus belles fleurs sont souvent gélives, c’est notamment le cas du Lantanier (Lantana Camara), et qu’il est quasi impossible de l’avoir dans nos jardins, idem pour le jasmin sambac (Jasmin d’Arabie) qui meurt littéralement à -5°.

    Cordialement

    Réponse

  2. NezHerbes
    Mai 12, 2011 @ 11:02:52

    Bonjour Spirit,

    Merci pour votre visite et ce commentaire.

    Effectivement c’est frustrant quand on aime une plante méditerranéenne ou tropicale qu’on ne peut pas faire pousser chez soi.
    Moi c’est surtout un Kumquat que j’avais voulu mettre en pleine terre qui m’a fait regretter son relatif manque de rusticité.

    Mais pour les plus motivés les remèdes à ce problème s’appellent véranda ou serre… ça permet de contourner certaines lois de la nature.
    (Sur ce site qui pourrait vous intéresser on voit par exemple les cultures étonnantes de passionnés de plantes exotiques :
    http://les-jardins-de-gaia.e-monsite.com/ )

    Je note au passage qu’effectivement on dit Lantanier en Français. J’ai tendance à laisser les noms latins mais je vais changer ça ce sera mieux.
    (Par contre on voit souvent cette faute mais le nom d’espèce en latin ne prend en principe pas de majuscule, c’est donc Lantana camara ;-))

    Réponse

  3. Spirit
    Mai 12, 2011 @ 14:00:31

    A la base je ne met pas de majuscule sur le nom latin, sauf qu’une fois passé à la moulinette du correcteur orthographique de Word, ce dernier a changé la minuscule en majuscule, une non relecture de ma part a laissé cette erreur vacante… 😉
    Les kumquats résistent jusqu’à -10°c mais ils détestent par-dessus tout les courants d’air, alors quand on habite dans une vallée c’est à proscrire.

    Réponse

  4. NezHerbes
    Mai 12, 2011 @ 16:33:59

    Par ici la température descend parfois en dessous de -10°.
    Je crois d’ailleurs que j’avais lu -12° mais en tous cas j’ai été trop optimiste et il n’a pas survécu à cette expérience hasardeuse, du moins, pas pour la partie située hors de terre… et le porte greffe m’intéresse assez peu donc c’est fichu :s

    Je me suis également aperçu qu’il venait d’une pépinière sicilienne, ça n’a peut-être pas facilité son acclimatation.
    Pour ce qui est des courants d’air on en a pas trop par ici mais je ne le savais pas, merci du tuyau.
    C’est noté , si je retente un jour l’expérience ce sera en pot pour le rentrer l’hiver en essayant d’éviter les courants d’air mais à mon avis pour vraiment bien réussir ça sous mon climat il faudrait même une véranda ou une serre.

    Réponse

  5. Jeeks
    Mai 21, 2011 @ 19:32:33

    Bonsoir NezHerbes,

    Merci pour ce super article. Vos nouvelles matières premières y sont décrites avec justesse et précision, c’est sympathique! Je suis très étonnée cependant d’apprendre que l’opopanax est à tendance verte-aigrelette! J’ai toujours pensé que cette matière entrait dans la composition d’Orientaux. Je l’imaginais donc ambré et baumé. Erreur de ma part.

    Pour ce qui est de la digression:
    Je fais partie de l’immense majorité de perfumistos qui s’insurgent contre les reformulations souvent ratées (il y a quelques exceptions cependant, par ex je trouve la reformulation de Féminité du Bois chez Lutens très réussie, ou tout du moins peu contrariante).
    Voyez-vous Mr NezHerbes, le fait est que contrairement au même plat servi chaque jour, le parfum a souvent une dimension toute affective, voire parfois sentimentale. Détournez une seule note d’un parfum et il ne vous parlera plus de la même façon… C’est comme un poème apprécié dont on arracherait quelques vers, comme une sonate adorée à laquelle il manquerait quelques notes… On se sent alors en terre étrangère et on ne retrouve plus l’émotion originelle….

    Pour ce qui est des millésimes, ça existe! Si-si! 🙂
    Givenchy et l’Artisan Parfumeur s’y sont mis depuis quelques années, en fonction des récoltes.
    ex: http://www.lvmh.fr/magazine/pg_mag_contenu.asp?int_id=434&archive=0&rubrique=ACTUALITE&srub=0&rub=1&str_theme_id=

    Moi je dis oui « au sent-bon toujours pareil ». Je veux retrouver les mêmes émotions avec mon parfum. Si je m’habitue trop à son sillage, hop, il me suffit de ne plus le porter quelques temps ou d’en porter un autre pendant quelques jours! Elle est pas belle la vie comme ça ? 🙂

    Réponse

  6. NezHerbes
    Mai 21, 2011 @ 20:04:28

    Bonsoir Jeeks

    Merci pour ce riche commentaire. 🙂

    Non l’opoponax n’a pour moi rien d’ « ambré et baumé », c’est pourtant bien dans la description qu’on trouve ici vous avez raison : http://www.osmoz.fr/Encyclopedia/Matieres-premieres/Balsamique/Oppoponax-Commiphora-Erythraea#
    Veloutée, balsamique, chaude et terreuse.

    Enfin, balsamique, un peu si l’on veut, je dirais surtout résineux mais c’est très particulier sans être frais il y a la pour moi quelque chose de vert. Si ce n’est pas franchement aigrelet disons rugueux, mais ce côté terreux rugueux avec une pointe d’amertume m’évoque le vert, en aucun cas l’ambré, soit c’est mon nez qui me fait une blague, soit la description de référence a été faite avec …un coup dans le nez.

    Chez le fournisseur ils disent « balsamic, champignon » comme quoi cette matière est versatile !

    J’ai beau n’y trouver rien d’ambré ça doit pouvoir donner un peu de relief et de caractère au fond d’un oriental… plutôt masculin.

    Concernant « les reformulations souvent ratées » je me représente très bien le problème, votre mécontentement et du coup votre attachement à la constance des parfums que vous aimez… mais relisez bien ce passage :
    (Je me cite :D)
    « Pourtant si certains se désespèrent à juste titre du fait que les « reformulations » dénaturent généralement pour de mauvaises raisons la qualité d’un parfum dans sa version originelle, je suis finalement persuadé que les modestes mais significatives variations induites par l’utilisation de matières naturelles seraient de nature à enrichir l’expérience et le plaisir de celui ou celle qui utilise un parfum et de ceux qui le sentent ! »

    Je ne dis pas qu’il faut reformuler à tout va, ni même reformuler du tout d’ailleurs, surtout pas ! Ce dont je parle ce sont les petites variations fonction en fonction des années/lots de matières premières naturelles.
    Un Chateau Margaux reste Chateau Margaux d’une année sur l’autre et les amateurs le reconnaissent et l’apprécient d’une façon similaire (sauf année exceptionnellement mauvaise) mais… chaque millésime a ses petites facettes de caractères discrètes qui ajoutent à son charme (du moins il paraît, j’avoue ne pas boire souvent du Chateau Margaux 😦 ).

    De toutes façons chère Jeeks, en naturel c’est inévitable ces petites variations « selon récolte » et je trouve que ce n’est pas un mal, mais rien à voir avec la brutalité voire la barbarie et l’atrocité d’une reformulation ! 😉

    Réponse

  7. Juliette Nicot
    Mar 21, 2012 @ 15:27:16

    Bonjour et merci pour vos articles fort intéressants. Quelle déception le jour où j’ai offert à ma grand-mère le parfum de sa jeunesse, Quelques fleurs d’HOUBIGAN, qui n’avait plus rien à voir avec l’original. Idem pour Fleurs de rocaille de Caron, que j’aime beaucoup dans sa version originale et déteste dans sa reformulation. Je suis tout à fait d’accord avec votre avis sur le N°19 poudré que j’ai senti hier. Depuis des années, je suis souvent déçue par les créations, même celles de Lutens (pas toutes quand-même), sa majesté la rose tourne à l’artificiel rapidement je trouve. Connaissez vous les créations de Nicolas de Barry ? Qu’en pensez-vous ? J’essaie de mon côté à jouer à la sorcière, j’achète des huiles essentielles, fabrique quelques teintures, mais difficile d’oser vu le prix des matières premières. Où avez-vous trouvé de la civette et du tabac ? Est-ce possible de s’en procurer quand on est un pauvre quidam ? Bien cordialement

    Réponse

    • NezHerbes
      Mar 21, 2012 @ 19:33:38

      Bonsoir Juliette et merci pour ce sympathique commentaire.
      J’avoue ne pas connaître Nicolas de Barry, je vais essayer de retenir ce nom et de creuser la question.
      Dans les récents de Lutens, « Jeu de peau », quelle horreur !
      Un de mes projets (encore un rêve au stade actuel car je ne peux pas tout faire…) serait de rendre un jour accessible un vaste choix de matières naturelles de la parfumerie accessibles à l’amateur sur de petites quantités de matières de qualité professionnelle.
      Pour le moment pour autant que je le sache, se procurer ces matières est impossible pour « un pauvre quidam ».
      Mais… si vraiment vous êtes intéressée vous pouvez toujours m’envoyer un e-mail (Via le lien en bas de https://nezherbes.wordpress.com/a-propos/) je ne vous promets pas une grande rapidité dans le traitement de votre demande mais je verrai ce que je peux faire pour secourir une passionnée de parfums.
      Bien cordialement.

      Réponse

  8. makura
    Jan 23, 2013 @ 19:05:19

    Bonsoir NezHerbes, j’aurais une question à vous poser sur la composition et la reconstitution de fragances à partir des HE, mais mon ordi me dit que je n’ai pas de connection internter quand je vais sur votre lien « à propos ». Pourriez-vous m’envoyer votre mail sur mon adresse e-mail ? Par avance merci de votre réponse, même dans qq temps. Bien cordialement.

    Réponse

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