Honorable (des prés)

En préambule, un demi coup de gueule : Il faut tout de même dire qu’ils jouent sur une confusion. Les matières premières utilisées sont « d’origine » naturelle et « validées » par Ecocert, ça vaut un bon point… en revanche rien sur l’emballage ne garanti qu’elles soient certifiées issues de l’agriculture biologique par Ecocert.

Ces matières sont issues de végétaux ou obtenues par biosynthèses et parfois isolées d’un extrait par des procédés industriels obscurs.

C’est très bien que ces parfums ne soient pas issus de la chimie du pétrole comme les autres mais on joue sur les mots en écrivant « eau de toilette biologique » et ça ne me semble pas très correct « eau de toilette naturelle » aurait été suffisant et plus honnête pour des eaux de toilette faites en utilisant des isolats extraits de plantes pouvant avoir été cultivées en utilisant engrais et pesticides de synthèse…

Il aurait juste fallu le dire ouvertement, ne pas rester dans une variante « nature » des tromperies habituelles du monde de la parfumerie !

Edit 12/2014 : Ils ont maintenant rectifié le tir, donc à mon tour je rectifie, ils ne laissent plus entendre que leurs parfums sont « bio », simplement naturels, ce qui est déjà un bon point comparé au majoritairement (voire totalement) synthétique qui se fait habituellement en parfumerie moderne.

Voilà, j’ai enfin pu tester un peu Honoré Des Prés.

Olivia Giacobetti et du naturel, ça se présente bien.

Olivia Giacobetti en photo, par Guillaume Luisetti.

Olivia Giacobetti, Nez pour Honoré Des Prés. Photo: Guillaume Luisetti.

J’ai commencé par leur site Internet, forcément.
Premier coup d’œil, mais je suis tombé où là ? Ah mais si, c’est bien ici, en tout cas de prime abord … pas séduit ! Ca fait marque pour bobos « traders » en mal de produits bios,  ou pour faux intellectuels « fashionvictims » !

Il paraît que le nom vient de la contraction de deux quartiers parisiens Faubourg Saint Honoré et Saint-Germain-des-Prés. Mais on dirait qu’il faut avoir un pied dans ces quartiers à Paname et un pied dans à « N.Y. », SoHo exactly, pour être « in » ! 😀

La première image que j’ai vu ?

A gauche des choses écrites en anglais gris et orange, à droite un grand ado très « style », chemise blanche,  chapeau blanc sur cheveux mi-longs, suit un mannequin famélique (monté sur allumettes) parmi les roseaux à la tombée de la nuit… Mais que sont-ils venu foutre ici accoutrés de la sorte ?
Croquer des carottes sans doute ! (Oui, vous comprendrez un peu plus loin.)

Et puis « Honoré Des Prés, Paris » mais page d’accueil en anglais, mince ça me rappel ces horreurs de parfums américains « Le Labo, Grasse – New York ». J’ai peur, planquez vos nez !   (Un conseil en passant si vous ne connaissez pas les parfums « Le Labo », oubliez ce nom jusqu’à ce qu’un jour vous passiez devant par hasard, et ce jour là … passez juste devant, regardez droit devant et FUYEZ !)

Les autres photos ?

Des flacons, sobres, étiquettes noires et blanches, pas vilains, sans grande personnalité non plus mais ça passe. A coté, oh, une vieille boîte de fast food, une boîte à milk-shake avec le même genre d’étiquettes que sur les flacons mais teinte papier craft, ça devait le contenir au départ le flacon… Tiens puis c’est posé sur un fond de boite à œufs, tantôt tout ça se trouve parmi les carottes, tantôt dans la farine, tantôt sur un foulard ou dans un sac en craft déchiré sur le devant (ben oui, sinon on verrait rien !).

Ah mais tiens il y a de la musique, clic !

« Four to the floor » de Starsailor, une version remix bizarre… qui colle très bien au site et à son style jeunes bobos branchés partis pour faire une party dans les roseaux.

Tous les noms sont en franglais, « I Love les Carottes » par exemple, marrant mais sans plus. J’ai beau tenir au naturel dans les parfums et avoir intégré de longue date la carotte à ma palette… la revendiquer comme ça me fait craindre que ça ne sente franchement la carotte et là franchement, pas envie, ni pour moi ni sur les autres !
Mais il faudrait sentir, à un moment ou j’aurai faim peut-être ?

En fait c’est sûrement la version diététique du parfum au hamburger qui paraît-il a fait un vrai carton aux U.S.A. (?)

Le doute n’est pas permis, ça vise les bobos branchés !
Moi qui n’en suis pas je ne sais pas si ça se prend trop au sérieux ou pas assez…

Après il y a les textes, il faut avouer que c’est assez bien écrit, le franglais m’agace un peu par son abus mais c’est assez marrant. A nouveau je me demande si le côté bobo branché du personnage est délibérément exagéré ou pas. Si on sourit grâce à lui ou si on rit de lui… Enfin c’est assez décalé pour être distrayant de toutes façons.

Mais plus important, ça sent quoi ???

(Comme presque toujours pour ce que je n’ai pas fait moi-même c’est senti exclusivement sur touche (ou « mouillette »))

Bonté’s Bloom : (=Eclosion de bonté)

Ca sent bon… (la bonté sûrement) ça sent le propre c’est sympa fleurs blanches …et roses. Une rose un peu citronnée, du bois de rose, une pointe de jasmin sans doute, ça sent le pré propre, un peu de coumarine, la fève tonka ou du foin et puis oh… plus rien ! 😥   Gentil mais c’est un parfum pour japonaises, il faut ne pas aimer le trop de parfum ou ne pas trop aimer le parfum car là c’est du rapide, deux snifs et au revoir !

Quelques jours plus tard : Ça ne sent RIEN (ou presque rien, en fait une pointe de rose fraîche mais si faible…)

Chaman’s Party : (= Fête de chaman(s))

Très guaïac ! Avec un départ camphré.
Derrière le côté bois fumé et violette du gaïac un côté très rose, je dirais bois de rose et géranium peut-être ou un soupçon de dame rose en personne. Puis un côté savon à barbe, du vétiver ! C’est pas mal vu, ça a du caractère et c’est bien fait, équilibré masculin/féminin. Peut-être un petit manque de puissance en tête mais ça tient bien, il parait d’ailleurs que c’est celui dont la persistance est la meilleure. A vrai dire, j’aime bien !
Vérification faite il y a aussi du basilic et du clou de girofle, discrètement mariés au tout on les sent quand on le sait…

Quelques jours plus tard : Ça sent le gaïac au vétiver, pas désagréable…

Vamp à NY : (Là non je ne traduis pas, faut pas pousser quand même !)

Oh mais ça c’est vénéneux à souhait, enfin une belle tubéreuse, une tubéreuse noire bien faite, ça me rappelle un peu un « Datura Noir » de Lutens sans le fond oriental.
Une tubéreuse en habit de cuir, une pointe de rhum paraît-il. J’y trouve aussi de la coumarine, un peu, puis un coté baume vanille discret, l’effet global est très tubéreuse, très capiteux mais j’avoue que j’ai du mal à en dire plus. Il y a là une ou deux choses que je connais sans parvenir à les nommer, peut être un petit peu de jasmin sambac et une pointe de rose ? Ca se fait lentement un peu plus solaire mais là je n’ai pas le temps d’attendre pour m’en assurer.
Ca me plaît bien, ça semble résister beaucoup mieux au temps qui passe que Bonté’s Bloom. C’est assez linéaire dans son côté « too much » mais pas vulgaire, même pas trop écœurant je trouve, pour une tubéreuse… Rien de révolutionnaire mais je trouve ça réussi. Un parfum de Vamp en effet, il faut aimer provoquer, c’est à porter en soirée ou au lit pour un moment coquin avec un homme qu’on veut marquer par sa sulfureuse (oh ça rime avec tubéreuse) odeur de gourmandise florale narcotique.
Vérification faite il semble qu’il y ait bien des baumes, benjoin, baume du Pérou, baume de Tolu ainsi que de la vanille.
Côté potins people, j’ai lu quelque part que Jessica Alba en avait acheté un flacon à Paris tout récemment, photo à l’appui ! (Je ne ferai pas de commentaires, ça risquerait de déraper dans le scabreux …ou dans la moquerie ! :D)

Quelques jours plus tard : Ça sent les baumes vanillés à la tubéreuse.

Sexy Angelic : (Angélique sexy)

Encore un côté bien fleur blanche, ça fait 3 sur 4… elle aime ça Olivia !
Et encore une chose réussie sans être originale.
Pas envie de chercher les fleurs blanches, encore un mélange assez classique et à force de les enchaîner mon nez en est saturé, à noter tout de même, une bonne dose de bois de rose !
J’ai lu sur grain de musc « amande à teinte anis/angélique » il y a sûrement du vrai. L’angélique était d’autant plus attendue qu’elle est dans le nom du parfum et puis un côté anisé aussi certain et discret que le côté angélique avec ses effets voilés et doux vaguement musqués. L’amande ? Discrète, évoquée autant que sentie, elle ne m’a pas sauté au nez comme dans Louve (de Lutens) par exemple quand on l’a lu on veut y croire mais elle devrait être présente en tête, ici c’est le fond qui est amandé, de la fêve de tonka peut-être, du praliné de fond plutôt que de la frangipane de tête. J’ai aussi l’impression de percevoir du mimosa en fond, ça expliquerait le côté anisé très discret et persistant.

C’est finalement sympathique, pas très innovant mais charmant et bien fait.
Un parfum de gourmandise pour séductrices plus discrètes que vamp, un parfum de lolita timide ou de femme élégante en quête d’une fraîcheur attirante et rassurante.

La tenue du parfum, sur touche (= »mouillette ») je vous le rappel, est faible mais semble rester acceptable. Sur un vêtement ça doit passer pour quelques heures mais sur la peau (comme toujours je le déconseille…) j’imagine que ça doit être vraiment trop fugace.

Quelques jours plus tard : Finalement ça sent encore. Ça sent le salicylate de benzyle et l’angélique. Pour ceux à qui « salicylate de benzyle » ça ne parle pas, disons l’ambre solaire, le frangipanier… une évocation du soleil, des fleurs tropicales et du sable chaud.

Au final, sur les 4 : Ils m’ont globalement plu, malgré un manque d’originalité pour 3 sur 4… Techniquement, les structures olfactives me semblent bonnes mais c’est terriblement linéaire et surtout ça manque de tenue pour l’un des 4.  Bonté’s Bloom est vraiment trop vite dissipé, Sexy Angelic est un peu limite, Vamp à NY est une jolie tubéreuse mais sans grande originalité, seul Chaman’s Party me semble être une vraie création avec son charme spécifique et son caractère. C’est aussi le moins linéaire des 4, un peu plus féminin en tête il se fait graduellement plus masculin avec un côté boisé fumé terreux et floral des plus sympathiques.

En tenant compte de tous les paramètres, il y en a deux …et demi qui ont su gagner ma sympathie. Sur 4 je trouve ce score très honorable (…des prés). C’est donc globalement réussi et je ne peux que saluer avec plaisir le côté naturel que je vois (enfin que je sens) pour la première fois bien maîtrisé dans des parfums commerciaux.

Bonne continuation à Madame Olivia Giacobetti dont le talent est ici confirmé.

Des antioxydants qui ne nous veulent pas que du bien…

Je pensais parler du BHT et du BHA mais finalement je ne parlerai pas du BHA… Je crois qu’en Europe il s’en trouve encore dans la cosmétique et malheureusement peut-être même l’alimentaire mais il semble désormais interdit en parfumerie !

La molécule de BHT

La molécule de BHT

Le BHT (Butylhydroxytoluène ou Hydroxytoluène butylé)

est un antioxydant synthétique (trop) largement utilisé dans les cosmétiques conventionnels et l’alimentation, car il est assez discret, très actif, résistant à haute température et pas trop cher. (D’autant qu’on peut l’acheter en Chine… :D)

Tout le monde (ou presque ?) a entendu parlé des antioxydants comme des substances utiles pour la conservation des produits alimentaires et cosmétiques voire bénéfiques à notre santé.

Dans les parfums ils améliorent la durée de vie d’un parfum en retardant les altérations par oxydations (couleur, odeur…). De plus, il est fréquent que les molécules aromatiques « fraîches » soient bien mieux tolérées par la peau que les mêmes molécules oxydées, qui deviennent à ce moment là allergisantes et sensibilisantes.

Pourtant, le conservateur n°1 (presque le seul d’ailleurs) des parfums actuels est un antioxydant au minimum suspect, voire dangereux !

La fiche de sécurité (visible ici) sur le site du CDC indique :

VOIES D’EXPOSITION : La substance peut être absorbée par l’organisme par inhalation de ses aérosols et par ingestion.
RISQUE D’INHALATION : Une contamination dangereuse de l’air est lentement atteinte lors de l’évaporation de cette substance à 20°C.
EFFETS DES EXPOSITIONS DE COURTE DUREE : La substance est irritante pour les yeux et la peau.
EFFETS DES EXPOSITIONS PROLONGEES OU REPETEES : Un contact répété ou prolongé avec la peau peut causer une dermatite.
La substance peut avoir des effets sur le foie.

On voit tout de suite que c’est une bonne idée d’en mettre dans les parfums. Et pourtant… ils n’en disent que le minimum.

Des études de toxicité par voie orale montrent que le BHT induit à doses aiguës comme à doses modérées chroniques des dommages hépatiques et rénaux chez les rats. En plus des effets sur le foie et les reins quand il est ingéré, le BHT appliqué sur la peau est associé à des effets toxiques dans les tissus pulmonaires et des risques cutanéo-muqueux. Les particules de BHT inhalées favoriserait l’apparition de crise d’asthme et par voie orale il pourrait causer une aggravation de la maladie chez l’animal. Il est également connu pour favoriser l’augmentation du taux de cholestérol.

Il existe de nombreuses publications scientifiques concernant ses effets toxiques.
Si vous lisez l’anglais il suffit de regarder le site de la bibliothèque de médecine des Etats-Unis : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=butylated%20hydroxytoluene/toxicity

Même à faible dose il induirait une hypertrophie au niveau du foie chez le rat, et des modifications biochimiques au niveau des poumons chez la souris.

Le plus préoccupant, bien que tout le monde ne soit pas d’accord sur ce sujet est que sans être réellement cancérigène en lui-même il favoriserait dans certaines conditions l’apparition ou le développement de cancers tels que celui du poumon.

En tous cas encore une chose sympathique que l’IFRA semble pourtant mieux accepter que des matières naturelles éprouvées de longue date sans leur trouver d’autres effets indésirables que d’occasionnelles irritations cutanées !

Une alternative au BHT ?   Il y a les tocophérols, plus connus sous le nom de vitamine E. C’est sans risques et ça peut même être extrait de sources naturelles… J’en ai déjà parlé ici et .

Elle n’est presque pas soluble dans l’eau mais un peu dans l’alcool, surtout à partir de  70°, et la quantité qu’il est possible de mettre en solution dans l’alcool semble suffisante à une bonne protection des parfums contre une oxydation prématurée.

Quand bien même ses performances seraient un peu en inférieures à celle du BHT, son innocuité devrait la faire préférer. Est-ce le petit surcoût qu’occasionnerait l’utilisation de vitamine E qui fait préférer le BHT aux industriels du parfum ?

Pour quelques jolies couleurs ou odeurs (synthétiques) mieux préservées des outrages du temps, le risque sanitaire est-il acceptable ?

Il semble que pour l’industrie la réponse soit oui, encore et toujours, tant que les pertes sont minimes et que le lien de causalité est indémontrable, on peut bien continuer à en utiliser. Et vous, vous en pensez quoi ?

Naturel et bio…

Voyant qu’une certaine confusion règne entre parfums naturels et parfums bio j’ai pensé que quelques explications ne seraient pas inutiles…

Affichette sur le bio

Le bio vanté par les organismes certificateurs...

Le parfum bio c’est quoi ? c’est bien ?

100% bio ? En théorie l’idée est louable, n’utiliser que des produits naturels issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement autant que des utilisateurs. Il faut en effet savoir qu’une huile essentielle de même qu’une absolue ou un extrait au CO2 supercritique non bio peuvent contenir des résidus de pesticides, c’est malheureusement confirmé par certaines analyses… Le bio semble donc préférable.

En pratique pourtant… à ce jour le 100% bio dans les parfums est presque une utopie. Il est très difficile de trouver tous les absolus en bio !   En théorie il est possible de produire des absolus bio mais en pratique ça ne se fait que trop peu. Il faut dire que pour certaines plantes c’est vraiment difficile et couteux. ça implique de ne pas utiliser n’importe quel solvant par exemple et je ne suis pas certain que les plantes les plus avares en molécules aromatiques livrent leur absolu en extraction par solvant bio.
Evidemment, il reste l’enfleurage, ça peut-être 100% bio ça, et c’est très efficace !   Oui efficace qualitativement, quantitativement par contre ça doit forcément l’être moins que par solvants et surtout …il faut de la main d’œuvre, beaucoup (trop) de main d’œuvre !

Les parfums bio que j’ai pu voir et sentir pour le moment n’était que de médiocres assemblages de quelques huiles essentielles teintures et oléorésines pas chères, des parfums créés pour occuper la niche du bio, fait sans trop investir, pour vite rentrer dans ses frais en misant sur le label « BIO » plus que sur la qualité réelle du parfum. On aurait pu y incorporer des absolus bio et des extraits CO2 bio… mais ça complique l’approvisionnement et ça coûte plus cher à l’achat que si on s’en tient à des huiles essentielles.

Vous le savez déjà si vous avez l’habitude de me rendre visite, je tiens aux parfums naturels et ne veux pas transiger avec la synthèse. Le bio j’y suis favorable également mais là dessus je suis plus tolérant, je le préfère quand c’est possible !

D’autant qu’une question se pose forcément, le bio c’est déjà difficile à contrôler, on a beau dire, on ne met pas un gendarme derrière chaque cultivateur 24h/24. Quand en plus ça vient du bout du monde quel pourcentage du bio est réellement bio ?

Ca me fait une dernière raison ne pas en faire une exigence absolue, même si je préfère le bio !

Le parfum naturel ?

C’est la voie que je choisi, des matières issues de sources naturelles et rien que du naturel ! Avec du bio quand c’est possible et du naturel non certifié sinon…

Choix personnel et j’y tiens !   Je ne vais pas trop revenir dessus mais disons qu’au delà de quelques doutes sur le plan sanitaire le chimique ne me fait pas rêver, et le parfum sans rêve…

Le problème ?   C’est que pour autant que je sache, il n’y a pas vraiment de label « naturel », ni en cosmétique, ni en parfumerie !
On voit souvent « 100% naturel », « 100% pur et naturel » mais ce n’est pas un vrai label.

Du coup on passe du chimique au bio et on en oublierait presque qu’entre les deux il y a le Naturel, qui n’est pas QUE le bio.

Résultat ?   Les fabricants n’investissent pas, à quoi bon si on a du mal à « valoriser le produit » ?

Mais ça viendra probablement, il semble que ça commence à bouger.

Comme dans la célèbre expression :

« Chassez le naturel… »

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